Partir en livre 2019 : lectures, ateliers et rencontres avec Val de Lire

Val de Lire vous emmène avec Roulebarak pour un parcours en 6 villes et 7 dates, du 10 au 19 juillet, dans le cadre de Partir en livre, la grande fête du livre jeunesse initiée partout en France par le Centre National du Livre.

Toutes les animations sont gratuites.

A chaque étape, deux animations vous sont proposées entre 15h et 17h30 :

  •  Roulebarak, le camion à histoires, pour partager des albums pour tous, des tout-petits aux adultes.
  • Atelier poétique et artistique avec Andy Kraft : transformez des cartes postales, dont une partie circulera avec Roulebarak d’une ville à l’autre. Sans inscription. Durée libre.

Mercredi 10 juillet : Ouzouer-le-marché, devant la médiathèque

Jeudi 11 juillet : avec les Estivales de Beaugency, quai de Loire, plage de Beaugency

Vendredi 12 juillet : Tavers, parc des Fontenils

Lundi 15 juillet : Epieds-en-Beauce, place de la mairie

Mercredi 17 juillet : Baule, guinguette La Corne des pâtures, bords de Loire

Jeudi 18 juillet (attention horaire spécifique : 9h30-11h30 ! ) : Beaugency, quai de Loire

Vendredi 19 juillet : Cléry-Saint-André, parvis de la basilique

Deux rendez-vous exceptionnels avec les autrices-illustratrices Irène Bonacina et Delphine Renon.

Mercredi 10 juillet à Ouzouer-le-marché, à la médiathèque, avec Irène Bonacina

15h-17h : un atelier avec Irène Bonacina pour expérimenter la technique d’illustration de son dernier album paru chez Albin Michel Jeunesse, Nos Chemins : collages de papier de soie en ombres chinoises sur une vitre.

à partir de 7 ans

sur inscription par formulaire (cliquez sur ce lien : inscription ) ou par téléphone au 02 38 44 75 66

Des albums seront disponibles à la vente sur place.

 

Jeudi 11 juillet à Beaugency, quai de Loire avec Delphine Renon

En partenariat avec les Estivales, participez à une grande fresque autour du voyage avec Delphine Renon, entre 15h30 et 17h30.

à partir de 7 ans

Sans inscription. Nombre de places limité.

De 17h30 à 18h30, ventes d’albums et dédicaces avec la librairie des Halles de Beaugency.

 

Deux jours dans l’univers de la dramaturgie par Cyril Varquet

En compagnie d’un dramaturge, comédien, riche par son savoir, 6 participants, de parcours et d’âges différents ont participé les 8 et 9 décembre, à l’atelier d’écriture dynamique avec Stéphane Jaubertie.

Dans un premier temps, deux cadres sont donnés. C’est à nous (en binôme) d’en choisir un et de créer une histoire. Une totale liberté est accordée ! Il faut ensuite vérifier si notre intrigue tient la route, ce qui, par la même occasion, permet de voir la construction de certaines œuvres (classiques comme Tartuffe de Molière ou cinématographiques telle que Les 39 marches d’Hitchcock) et de se pencher plus en détails, sur les concepts énoncés par Aristote dans La Poétique sur la construction « idéale » d’une pièce de théâtre. De là, s’ensuit la réécriture (et l’amélioration) d’une situation de départ (à deux ou en individuel).

Mais dans « écriture dynamique », il y a « dynamique » ! Place à l’écriture d’un dialogue à partir d’une phrase choisie au hasard. Cette phrase imposée correspond au tout début de la toute première scène. Deux participants se réunissent pour construire un dialogue entre 2 personnages. Ce dialogue est ensuite joué par un autre groupe…

Le lendemain, possibilité de refaire le même exercice avec une situation légèrement différente : « A est impatiente de retrouver B dans un lieu connu, mais C arrive et annonce que B ne viendra pas ».

La fin de cet atelier est marquée par la réalisation d’un synopsis, nous nous confrontons aux difficultés auxquelles font face les dramaturges.

En résumé, un moment joyeux et convivial.

Merci Stéphane Jaubertie !!!

 

Témoignage de l’une des participantes  :

« Deux jours dans l’univers de la dramaturgie, pour écrire sur des consignes qui conduisent à repérer les ingrédients indispensables à l’ écriture théâtrale  mais aussi beaucoup de références au théâtre et au cinéma qui permettent de mieux appréhender les enjeux de cet art. Ambiance sympathique où s’installent bienveillance et défis!

On écrit, on lit, on relit, on explique et on joue les répliques écrites par les autres. Beaux moments d’échanges, de découvertes, de partages de ses écrits.

Parenthèse bienvenue  où l’art dramatique s’invite dans le quotidien. »

Les illustrations singulières de Gwen Le Gac par Anouk Gouzerh

 

Gwen Le Gac est autrice et illustratrice, elle est invitée à participer au 34e salon du livre jeunesse les 29, 30 et 31 mars prochains.

Les illustrations de Gwen Le Gac secouent nos attentes par son exploration toujours renouvelée des techniques, au service du propos de l’histoire :

les portraits brodés d’un bébé dans Douze, les masques au pastel gras dans Le Terrible six heures du soir, son propre portrait en pochoir dans Je suis une couleur, dont les pages scindées en trois permettent au lecteur de composer lui-même les expressions du visage.

L’Une belle l’autre pas aborde directement la question du beau, du moche, à travers deux soeurs dont la plus jeune voudrait qu’on lui explique pourquoi son goût, vestimentaire ou exprimé dans ses dessins, serait le « mauvais ». Les pages orange fluo sont bariolées de papiers cadeaux argentins aux allures de tissus excentriques.

L’illustration d’Un enfant de pauvres, écrit par Christophe Honoré, est travaillée étroitement avec l’histoire racontée :

Enzo est un champion de surf de douze ans, qui connaîtra probablement la richesse à sa majorité, mais restera celui qui dit « non », marqué à jamais par la pauvreté qui est entrée dans sa vie à huit ans. Le récit est sec, le personnage jamais dans l’épanchement. La représentation de la pauvreté et des sentiments du personnage face à celle-ci sont réalistes, complexes. Ainsi la mère retrouve un travail, mais celui-ci reste insuffisant pour bien vivre. Enzo se met à voler, mais sans exploiter ses vols, juste pour dépasser la contrainte de devoir tout se refuser.

Mettre en images ce récit apparaît comme un défi. Dans ses recherches, Gwen Le Gac s’oriente dans la direction du plein et du vide, commence par dessiner le personnage, sa silhouette. Le bleu profond qui habite l’album est déjà présent. Elle s’inspire de photographies qu’elle prend au cours de son travail, au départ des essais qui s’imposent finalement comme la bonne matière. Comment montrer l’expérience violente que subit Enzo ?

Les photos font donc écho à ce récit du quotidien, et plus encore à l’idée de pauvreté : par des pixels, des décadrages et des entailles blanches qui « décale » le personnage, forcé de s’extraire du cours normal de sa vie, dans son rapport à sa famille et aux autres enfants.

Au milieu des photos, des images plus abstraites à la bombe de peinture dessinent des émotions, des paysages : un rond rouge larmoyant comme une balle qui a frappé irrémédiablement le garçon, le bleu de l’ennui, ou celui de la mer qui ouvre au contraire les horizons du futur champion de surf.

Enfin, quatre pages sans texte en monotype, du dessin sur verre, prennent le relais du récit, lorsqu’Enzo glisse au coeur d’une vague puissante, et pourtant apprivoisée.

Le papier argentin sur lequel ont été réalisées les illustrations est imprimé tel quel avec les trous du carnet, comme un journal intime du personnage, comme une écriture au jour le jour qui fait « vraie ».

Deux rencontres ont eu lieu en novembre avec Gwen Le Gac, autour d’Un enfant de pauvres, avec des enfants du centre de loisirs et pour le tout public. Gwen Le Gac a raconté le déroulement de son travail, les recherches, les idées qui surgissent, les inspirations…  Elle a proposé un atelier à partir de collage de symboles, d’étiquettes de prix et de mots clés tirés du livre à placer dans le pochoir représentant la tête d’Enzo. Cet atelier est pensé comme un prolongement de la discussion autour de la pauvreté et de la consommation en général,  afin que chacun puisse exprimer par l’image et les mots sa vision de l’expérience vécue par le personnage.

Ces rencontres ont pris place dans le cadre d’une recherche sur les représentations de la pauvreté dans la littérature jeunesse, menée par le CRILJ, qui aboutira à un colloque les 8 et 9 février 2019 (renseignements ici).

Rencontre avec Gwen Le Gac, auteure, illustratrice le 28 novembre 2018

Les illustrations de Gwen Le Gac sont riches de matières : masques expressifs au pastel, portraits délicats en fil cousu, collages… Elle a écrit pour les tout-petits et collabore avec Christophe Honoré sur des albums à sujets forts.

Gwen Le Gac sera présente à Beaugency le mercredi 28 novembre pour animer des ateliers intitulés « Pauvre de moi » en lien avec son album « Un enfant de pauvres », publié en 2016 aux éditions Actes Sud Junior.  À l’aide de matériaux modestes, les participants réaliseront un collage à partir de « mots clefs », de symboles et images « ordinaires ». L’atelier propose ainsi de se glisser un temps dans la peau d’Enzo, personnage de l’album.

Pour préparer cette rencontre, les lecteurs de Val de Lire proposeront une séance de lectures et animations autour de l’univers de Gwen Le Gac le mercredi 21 novembre de 15h à 17h. 

L’atelier avec Gwen Le Gac se déroulera le mercredi 28 novembre de 14h à 16h. 

Maison Agora, 59 avenue de Vendôme, Beaugency

En famille, enfants à partir de 8 ans

Gratuit / Inscriptions auprès de Val de lire :

valdelire@orange.fr / 02 38 44 75 66

Les participants s’inscrivent aux deux rencontres.

En partenariat avec le CRILJ, dans le cadre d’une recherche sur la pauvreté dans la littérature jeunesse.

Atelier dessin avec Chantal Aubin, sur la Plage de Beaugency

Du 11 au 20 juillet, Val de lire participe à Partir en Livre, une fête qui regroupe des animations autour de la littérature jeunesse partout en France.  

Roulebarak se promènera « entre terres et eaux »,

avec un rendez-vous spécial le jeudi 12 juillet sur la Plage de Beaugency :

atelier à 15h et à 16h

Fabrication d’encre de Chine et dessin à l’encre avec Chantal Aubin

«  Mon atelier est comme un capharnaüm, rempli d’objets que j’ai glanés, emportés, que l’on m’a donnés ; de paysages, de visages que j’ai photographiés, dessinés, sculptés. Je les enjambe, je les assemble, je les éloigne. « 

A partir de 5 ans

Sans inscription / nombre de places limité à 12 enfants accompagnés, par séance.

En partenariat avec la Ville de Beaugency.

 

Les autres rendez-vous Partir en Livre avec Roulebarak :

– Mercredi 11 juillet de 15h à 17h, à Ouzouer-le-Marché, devant la bibliothèque
– Mercredi 18 juillet de 15h à 17h, à la guinguette de Baule, la Corne des pâtures
– Vendredi 20 juillet de 15h à 17h, à Cléry-Saint-André, devant la bibliothèque
Et bien sûr des lectures sur la Plage les lundis et jeudis entre 10h et 12h !