Barnhominum : Exposition au Passage Pellieux

Barnhominum, une série de costumes pour phénomènes humains, créés à l’occasion du salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en 2011.
Ces costumes sont directement inspirés par le Livre Saltimbanques

de Emmanuelle Houdart et Marie Desplechin.
Emmanuelle Houdart dessine une galerie de portraits saisissants et somptueux, de femmes à barbe, hommes-troncs ou encore sœurs siamoises : tous des êtres extraordinaires et fascinants. Et Marie Desplechin livre les destins forcément hors normes de ces étonnants artistes.
D’un récit de vie rocambolesque à l’autre, elles tissent les liens qui unissent ces saltimbanques. Toutes deux racontent ce cirque, avec un humour tendre et une profonde poésie.
Un album époustouflant où l’on voit que, si vivre et créer ne font qu’un, merveilleux et monstrueux ne font qu’un également.

Extrait du site des éditions Thierry Magnier.

Emmanuelle Houdart réalise un livre par an, l’année qui précède Saltimbanques, elle travaille sur Garde Robe, un livre pour adultes, où l’illustratrice met le corps à nu littéralement pour exprimer des vérités cachées. En styliste infernale, elle y crée des toilettes somptueusement cauchemardesques.
Forte de cette expérience, elle veut réutiliser ses acquis, faire plus grand. Elle a l’idée de travailler sur de grands modèles pour changer ses habitudes, et pour montrer ses idées de façon plus visible.
Elle aime les sujets incertains, tel la mort, la maladie, la difformité. Sa création lui permet d’exorciser ses angoisses. Pour créer, Emmanuelle Houdart a besoin d’un projet qui résiste, qui lui semble d’une importance vitale pour elle. Le sujet qui a inspiré Saltimbanques est celui de la tolérance, du regard de l’autre qui rend beau ou monstrueux.
Le livre devait s’appeler « curiosités », l’idée est de faire une galerie de personnages avec un texte sur eux en regard. Emmanuelle Houdart va chercher du côté du cirque traditionnel, celui avec ses foires aux monstres très en vogue au XIXème siècle.
Emmanuelle Houdart crée les dessins, elle fait appel à Marie Desplechin pour écrire la vie de ces personnages.
Barnhominum est une expérience unique pour l’illustratrice, ses dessins sont transposés en 3D et deviennent réels, tangibles.
Les costumes ont été dessinés par Emmanuelle Houdart et réalisés par Angélique Calfati, costumière en partenariat avec les professeurs et étudiants du lycée technique de prêt-à-porter Bartholdi de Saint-Denis (93).
Ils ont été présentés la première fois lors d’un défilé au Salon du Livre et de la presse jeunesse de Saint Denis en 2011.

Dans les coulisses de l’album : 50 ans d’illustration pour la jeunesse et Focus sur Henri Galeron

L’inauguration de l’exposition s’est déroulée mercredi 25 mars à l’église St Étienne à Beaugency, en présence de notre invité d’honneur, Henri Galeron, de Denise Barriolade, présidente du CRILJ, et de Janine Kotwica, commissaire de l’exposition.

Questions à André Delobel, par Roger Wallet.

1. Est-il possible de discerner, dans ces 50 ans, des périodes, des dominantes dans l’esthétique de l’illustration ?

L’histoire de l’illustration des livres pour enfants témoigne d’évolutions lentes plus que de ruptures. C’est peu à peu que l’image s’est affranchie d’une fonction décorative ou documentaire pour se poser d’abord, à partir des années 1930, avec les albums du Père Castor, la question de sa lisibilité, puis, au fil de ces cinquante dernières années, assumer de mieux en mieux une liberté esthétique vis-à-vis du texte qu’elle commente volontiers et élargit souvent. « Est-ce encore pour les enfants ? » disent parfois ceux qui ne font pas confiance aux jeunes lecteurs.

2. Le fait de vous limiter aux illustrateurs français vous a-t-il privés de certaines esthétiques importantes ?

Nous limiter aux illustrateurs français nous privent de noms importants (certains sont dans le catalogue), mais pas vraiment d’esthétiques, du moins si l’on a en tête l’édition europénne et américaine. Aller faire un tour au Japon ou en Inde aurait, par contre, ouvert d’autres perspectives. L’illustration française s’est nourrie des « grands étrangers », Maurice Sendak par exemple, et elle est devenue l’une des plus inventive au monde.

3. Durant ces 50 ans, j’imagine bien que certaines innovations techniques ont induit de nouvelles esthétiques (le numérique par exemple)…

La révolution éditoriale des années 1970 est, pour l’album, au carrefour du mouvement d’idées foissonnant de l’époque et de progrès importants dans le domaine de l’imprimerie.
Elle se développe également en concurrence avec l’image cinématographique et télévisuelle d’une part et publicitaire d’autre part, que les illustrateurs intègrent dans leur travail et contestent à la fois. Il faut citer ici les éditeurs Harlin Quist et François Ruy-Vidal qui donnèrent « pages blanches à couvrir » à nombre d’entre eux. S’agissant du numérique, commençons par dire que l’on n’est qu’au début d’un élargissement incontestable des possibilités de la création . Qui s’ajoutera aux autres et ne se substituera pas. La gomme et le crayon ne sont pas à jeter à la poubelle après-demain. Je distinguerai, pour faire court, deux façons d’utiliser le numérique, une première où il s’agit simplement de profiter des facilités (relatives) qu’offrent les logiciels de traitement d’images ou la palette graphique, sans conséquence apparente sur le résultat, une autre qui laissent sciemment visible l’origine numérique de l’image. Nous n’en sommes pas encore à l’émergence d’une esthétique nouvelle, mais pourquoi pas. Il suffira que des lecteurs suivent comme certains, par exemple, recherchent parce qu’ils l’apprécient une illustration visiblement créée avec un aérographe. Signalons aussi que les progrès du traitement industriel de l’édition ont beaucoup facilité la fabrication des pop ups, des livres-objets ou, simplement, l’insertion d’une feuille en plastique transparent entre deux pages de papier blanc.

4. Vous affirmez, à travers cette exposition, votre volonté de montrer « les coulisses de l’illustration ». Comment cela se traduit-il concrètement ?

Si le travail premier d’un illustrateur est de créer, à la demande d’un éditeur, des images pour un livre, il n’est pas rare qu’Il investisse également les « périphéries » de son art. L’un fera des affiches, l’autre des cartes, un troisième des programmes. Et tous laisseront des traces, au fil de leurs rencontres avec les enfants et les médiateurs : des dédicaces, des invitations, des lettres malicieusement illustrées. Ces témoignages sont, généralement, précieusement gardés par ceux à qui ils sont adressés. Les coulisses, ce sont aussi les « pièces à conviction » du long processus d’élaboration des images et, faute de pouvoir présenter un atelier reconstitué, l’exposition montre quelques émouvants travaux préparatoires.

5. La typographie elle-même a-t-elle connu une évolution au cours de ces 50 ans ?

Réponse tout à fait personnelle. La typographie est un monde en soi et ses richesses sont anciennes. Je pense, pour ce demi-siècle, aux couvertures d’ouvrages signée Pierre Faucheux et André Massin. Les possibilités offertes par l’informatique facilitent aujourd’hui le travail. Mais force est de constater la pauvreté typographique qui domine dans la plupart des ouvrages publiés. Combien d’albums aux images somptueuses sont gâchés par un choix de caractère hasardeux et une mise en page fainéante !

6. Est-il possible de discerner des pistes particulières pour les décennies à venir ?

Les illustrateurs d’aujourd’hui, de plus en plus souvent sortis d’écoles d’art, sont d’une inventivité indéniable. Pas tous ? Non, certes, mais beaucoup. Tout est permis, tout est possible, mais l’édition est une industrie et nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Hypothèse pas trop risquée quand même : aux côtés d’esthétiques éprouvées et répétitives (il en faut), se développeront, dans le sillage de ce qui se publie aujourd’hui, des manières de faire plus stimulantes encore, innovantes et audacieuses, impertinentes parfois.

L’exposition est ouverte tous les jours jusqu’au 16 avril.

Créations en céramique

À l’école de Lailly en Val, les enfants de grande section de Maryline Braccini et Colette Robin, céramiste, ont créé des pièces en céramique inspirées par l’univers de Catharina Valckx.
Inauguration le vendredi 20 mars à 18h à la bibliothèque de Lailly en Val.

Les expositions 2015

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À l’Église St Étienne, du 23 mars au 16 avril 2015 :

DANS LES COULISSES DE L’ALBUM, 50 ans d’illustration pour la jeunesse (1965-2015), exposition produite par le CRILJ, à l’occasion de son jubilé, en partenariat avec Janine Kotwica et le Pôle jeunesse et patrimonial Heure Joyeuse de la médiathèque Françoise Sagan (Paris) et FOCUS SUR HENRI GALERON.

Vernissage en présence de l’invité d’honneur le mercredi 25 mars à 18h30.

 

 

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À la médiathèque de la CCCB du 16 mars au 15 avril 2015, originaux de Catharina Valckx

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À la médiathèque de Saint-Laurent-Nouan, du 16 mars au 18 avril 2015, originaux de Bernadette Després

Vernissage en présence de l’artiste le 27 mars à partir de 17h00.

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À la bibliothèque de Mer, du 16 mars au 12 avril Merci le vent d’Édouard Manceau. Rencontre goûter et dédicaces avec Edouard Manceau le mercredi 8 avril à 16h30.

 

À la médiathèque d’Épieds en Beauce, du 25 mars au 12 avril, des gravures de Joëlle Jolivet.

 La femme et la fille du lanceur de couteaux

Au passage Pellieux du 30 mars au 12 avril Barnhominum, une série de costumes pour phénomènes humains d’Emmanuelle Houdart

À l’agence du Crédit Mutuel du 24 mars au 15 avril, le salon affiche 30 ans !

 

Sur le salon : Rétrospective de l’œuvre de Jacques Asklund.

 

30 ans de salon ! souvenirs, programmes, évènements etc
Exposition anniversaire : les 30 salons racontés, nos souvenirs, et les vôtres ?

 

Sur le salon, expositions mises à disposition par la médiathèque départementale du Loiret : « Panorama de l’illustration jeunesse » « Livres en braille, livres mixtes » et « Abécédaires ».

 

 

Le Centre d’étude et de recherche sur les camps d’internement dans le Loiret

Le CERCIL sera présent lors du salon du livre jeunesse de Beaugency, proposera des animations et présentera ses livres :

vendredi 4 avril à  9h30 atelier sur la bande-dessinée et la Shoah animé par Aude Prieur, médiatrice culturelle.

vendredi 4 avril à 10h30 rencontre avec Nathalie Grenon : Comment évoquer Max Jacob en s’appuyant sur la littérature jeunesse ? 

vendredi 14h : atelier interactif Je m’appelle Isaac et j’ai été un enfant caché, animé par Armelle Doguet.

 

Marc Lizano  dessinateur BD, dédicacera sur le stand de Legend BD et Rolande Causse  , auteure sera présente sur le stand de la librairie Les Temps Modernes.

L’exposition L’enfant cachée de Marc Lizano sera visible dans la salle des fêtes. Une rencontre autour de l’exposition  avec le dessinateur aura lieu le samedi 5 avril à 15h.

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Une rencontre avec Rolande Causse autour de la sortie de son dernier livre, Le Convoi des mères, illustré par Rapaport, se déroulera le samedi à 11h30 dans la salle des fêtes

 

 

Laurent Corvaisier, invité d’honneur du 29e Salon du Livre

 

Laurent Corvaisier, Illustrateur

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Il est l’invité d’honneur de la 29e édition du salon du livre de Beaugency.

Généreux et sociable, Laurent Corvaisier met ses talents d’artiste
au service de sa relation aux autres et au monde.

 

Né au Havre en 1964, Laurent Corvaisier grandit dans cette ville baignée de lumière mais vibrante aussi de la vie simple et laborieuse de ses habitants. Il commence très tôt à utiliser crayons et pinceaux. « J’ai depuis toujours aimé dessiner, peindre. J’ai simplement continué… », explique-t-il avec modestie. Sa mère et son père, employé des Postes, l’y encouragent. Il continue donc aux Arts appliqués et aux Arts décoratifs de Paris. Diplômes en poche, il partage son temps entre son métier d’enseignant à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad) et au lycée d’arts graphiques Corvisart, à Paris, sa famille, ses trois enfants et sa peinture. Il expose régulièrement.
Les voyages le nourrissent d’images et d’ambiances. La Grèce, la Thaïlande, le Sahara, l’Inde, l’Iran et bien d’autres destinations sont autant d’occasion de remplir des carnets de voyage.
Laurent Corvaisier dessine en fait tout le temps ! Une générosité artistique qui ressemble à l’homme qu’il est. Intéressé par le monde dans lequel il vit, il fait partie de ces artistes qui aiment porter l’art dans la cité. Il a par exemple entièrement décoré un autobus pour la ville du Havre et mené un projet de création de totems avec des enfants malades à l’hôpital d’Evry.

Il a illustré à Rue du monde :

Il y a, texte de Guillaume Apollinaire, 2013

Comment Pok l’oiseau inventa les couleurs, d’Alain Serres, 2011

Je suis un humain qui peint, d’Alain Serres, 2010

Frissons de foot à Bangui, d’Yves Pinguilly, 2010

Missak, l’enfant de l’Affiche rouge, de Didier Daeninckx, 2009 (Prix de la presse des jeunes 2010)

La famille Totem 2, d’Alain Serres, 2008

Jeux de mots, jeux nouveaux, de Gianni Rodari, 2007

Poèmes à crier dans la rue, de Jean-Marie Henry, 2007.

Un enfant, c’est comme ça, d’Alain Serres, 2006 (mini-livre hors commerce,
offert en cadeau pour les 10 ans de Rue du monde)

Voici comment sont nées les histoires, de Catherine Gendrin, 2006

Le Tour du monde des contes sur les ailes d’un oiseau, de Catherine Gendrin, 2005

 

Dis-moi un poème qui espère, de Jean-Marie Henry et Alain Serres, 2004

L’enfant du zoo, de Didier Daeninckx, 2004

Le pélican, de Robert Desnos, 2002

La famille Totem 1, d’Alain Serres, 2002

 

Ouvrage collectif :

Contes nomades, de Catherine Gendrin, collectif d’illustrateurs, 2011

 

 

Il exposera à l’église St Étienne de nombreuses oeuvres  : peintures, sérigraphies, sculptures en bois, totem…

Ouverture de l’exposition Assemblage du 11 mars au 10 avril 2014.

Du lundi au vendredi 9h à 12h, 14h à 17h

Samedi et dimanche 10h à 12h30 et de 14h à 18h

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Il participera à la journée professionnelle qui se déroulera le 12 mars 2014 au théâtre du Puits Manu à Beaugency.

Journée ouverte à tous. Inscription auprès de valdelire@orange.fr. À l’issue de la journée professionnelle, Laurent Corvaisier et les participants se rendront sur le lieu d’exposition pour découvrir les oeuvres. Le vernissage de l’exposition se déroulera à 18h.

Laurent Corvaisier a conçu  l’affiche pour le salon 2014.

Exposition évolutive des originaux de Cédric Tchao

Dans le cadre de la résidence de Cédric Tchao dans la Communauté de Communes de Beaugency, une exposition itinérante des originaux de Cédric Tchao est installée dès le 16 novembre :

Médiathèque de Messas, du 16 Novembre au 2 décembre

Salle de Conseil de Villorceau, du 4 décembre au 21 décembre
Bibliothèque de Baule, du 6 Janvier au 25 janvier 2014, rencontre avec l’artiste le 15 janvier à 17h
Bibliothèque de Lailly en Val, du 27 janvier au 15 février, rencontre avec l’artiste le 1er février à 10h30
La poste de Tavers, du 17 février au 8 mars
Médiathèque de Beaugency, du 10 mars au 12 avril, rencontre avec l’artiste le 21 mars
Renseignements au 02-38-44-75-66 ou valdelire@orange.fr.
Horaires des médiathèques ici
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Expositions 2014

Diverses expositions sont installées à l’occasion du 29e Salon du Livre Jeunesse de Beaugency :

 

– À l’Eglise St Étienne du 11 mars au 10 avril 2014 : Assemblages de Laurent Corvaisier

Vernissage le 12 mars à 18h à l’Église St Étienne en présence de l’artiste.

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– Dans les bibliothèques de la CCCB du 10 mars au 12 avril: le travail de résidence de Cédric Tchao

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– À la médiathèque de Mer du 12 mars au  6 avril 2014  : Quand ils ont su de Malika Doray

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– À la médiathèque de Saint Laurent du 17 mars au 7 avril : Itinéraire découverte au Burkina Faso, de Véronique Vernette.

Vernissage le 3 avril à 18h, en présence de l’artiste.

 

– Au passage Pellieux du 24 mars au 6 avril 2014 : Yack à lire de A à Zèbre de Maria Jalibert

– À la médiathèque d’Épieds en Beauce du 26 mars au 13 avril, des originaux de Sandra Poirot Chérif. 

rencontre le jeudi 3 avril à 17h avec l’artiste.

– Au Crédit Agricole de Beaugency du 19 mars au 7 avril Douze de Gwen le Gac

Changement de lieu en raison de travaux : l’exposition de Gwen Le Gac est visible à la mairie de Baule du 19 mars au 7 avril.

– Au Crédit Mutuel de Beaugency du 19 mars au 7 avril des originaux d’Ole Könnecke

– Sur le salon : L’enfant caché de Marc Lizano

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– Jeux et cubes des éditions Points de Suspension, maison d’édition mise à l’honneur.

– Manga par ci, Manga par là, prêt de la Médiathèque départementale du Loiret

– Panorama de la littérature jeunesse, prêt de la Médiathèque départementale du Loiret