Mise en avant

Comment participer au 35e Salon du livre ? Accueillir un·e auteur·rice ? Venir visiter une exposition, le salon ?

Vous êtes enseignant·e, bibliothécaire, documentaliste, animateur·rice, éducateur·rice, vous souhaitez participer au 35e Salon du Livre Jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan en 2020.

Vous avez la possibilité :

  • Avec votre classe/groupe, il est possible :
  • de recevoir un auteur·e ou un illustrateur·rice dans la classe durant 1h15 à 1h30 environ. Les rencontres auront lieu le jeudi 2 et le vendredi 3 avril 2020. Le coût est de 170 euros (85 euros pour les communes de l’ancienne communauté de communes du canton de Beaugency). Dans certains cas, la collectivité territoriale peut prendre une partie en charge ou verser une subvention en conséquence à l’école. Sur demande, Val de lire peut adresser un devis à une collectivité territoriale ou à un établissement.
  • de venir visiter le salon. Pour cela, il suffit de s’inscrire dans le courant du mois de février 2020 (La visite est gratuite). Il est possible également de découvrir les diverses expositions (église St Étienne, passage Pellieux, médiathèques partenaires…). Inscription au préalable auprès des structures.
  • de participer à la décoration d’ensemble du salon (kakémonos) à partir d’une consigne collective précise élaborée lors d’une réunion le 26 novembre à 17h, à la maison Agora.

Une adhésion à Val de lire sera demandée pour participer aux activités : 10 € pour les classes participantes.

 

Enfin, vous pouvez :

– contribuer à l’organisation du salon du livre en devenant bénévole (installation, permanence, animation, lecture…).

Une réunion de présentation du 35e Salon du Livre jeunesse est proposée

le 15 Octobre à 18h à l’Agora à Beaugency.

Si vous ne pouvez pas être présent·e lors de cette réunion et/ou pour compléter les informations, deux permanences sont proposées :

Le mardi 5 novembre à la médiathèque de Saint-Laurent-Nouan de 16h30 à 18h.

Le mercredi 6 novembre à la médiathèque La pléiade à Beaugency de 10h à 12h et 14h à 18h.

Les inscriptions pour accueillir les invité·es dans les classes débuteront le jeudi 7 novembre sur le site de Val de Lire, ici.

À consulter le dossier des rencontres scolaires ci-dessous :

Dossier rencontres scolaires

L’exposition de Christian Voltz : « Les trésors minuscules « 

Christian Voltz

Dans le cadre du 35e salon du livre de Beaugency et de Saint-Laurent-Nouan, qui aura lieu les 3, 4 et 5 avril 2020, l’association Val de Lire est ravie d’accueillir Christian Voltz comme invité d’honneur de cet événement.

Christian Voltz a suivi des études artistiques à l’École Supérieure des Arts Décoratifs à Strasbourg, ville où il vit aujourd’hui. Ses illustrations consistent en des scènes en volume photographiées. Fil de fer, boulons, ressorts, clous, tissu, bois, cartons et papiers découpés… Ces petits bouts d’objets de récupération s’enchevêtrent et donnent naissance à des personnages cocasses et à des histoires empreintes d’humour. Son style est très identifiable. L’expressivité des personnages, le ton caustique des histoires et la subtilité des détails des illustrations caractérisent son travail. Christian Voltz, auteur et illustrateur, aborde des sujets sensibles avec poésie et fantaisie, le deuil dans La caresse du papillon, la mort dans Vous voulez rire ? les préjugés et l’homosexualité dans Heu-reux ! Il réalise également de nombreuses affiches, des courts-métrages d’animation, des sculptures et des gravures.

Une grande exposition lui sera consacrée à l’église St Étienne à Beaugency du 7 mars au 8 avril 2020.

«Les Trésors minuscules» est une exposition créée en 2006, à l’initiative de la Médiathèque Emile Aillaud à Bobigny. Depuis, elle a été enrichie de nombreuses pièces et présente différents aspects du travail de Christian Voltz : celui d’auteur-illustrateur d’albums pour la jeunnesse, celui de sculpteur à partir de matériaux de récupération; mais aussi celui – moins connu – de céramiste et de graveur

Le 6 mars, une visite pédagogique sera proposée à 17h30, suivie de l’inauguration à 18h30, en présence de l’artiste. Ces rencontres sont ouvertes à tous.

Seront associés à l’exposition les adolescent·es du club Palettes du collège Robert Goupil de Beaugency pour la fabrication des supports.

Et si on jouait… avec les livres ?

Le mercredi 16 octobre et le samedi 19 octobre, Val de Lire a proposé un atelier intitulé « Jouer avec les livres » ouvert à tous, animé par Andy Kraft, membre de Val de Lire, plasticien et éducateur. Ces ateliers ont réuni des bénévoles de Val de Lire, des animatrices, des bibliothécaires, des enseignantes… Chacun-e est reparti-e avec des idées qu’il ou elle avait hâte de mettre en oeuvre.

En début d’atelier, chacun-e a défini le mot « jouer »: ne pas travailler, s’amuser, respecter des règles, manipuler, partager, découvrir…

Les participant-es ne sont pas resté-es assis-es longtemps, Andy les ayant invité-es à se lever et à former deux équipes en files indiennes. Ce premier jeu est un jeu de course. On impose un élément (textuel ou visuel) à trouver dans une sélection de livres placés à quelques mètres de la première personne de chaque équipe. L’objectif est atteint, chacun-e s’amuse mais a aussi l’envie d’ouvrir le livre pour le lire en entier.

Le deuxième jeu est un jeu de cibles. Des albums sont étalés au sol. Le joueur choisit à l’avance un élément à trouver. Il lance une chaussette en visant le livre où il espère trouver cet élément.

Le groupe a ensuite formé un cercle. On choisit un album, qui est passé de main en main, et chacun-e lui invente une autre fonction :  » ce n’est pas un livre, c’est… un chapeau, une maison, un ordinateur portable… ». On a fait plusieurs tours, ce qui a montré l’inventivité de chacun-e.

On passe ensuite au « domino des livres ». A partir d’un premier album posé au sol, sur le principe du jeu de dominos, les participant-es posent d’autres albums en fonction d’un lien entre les couvertures. Il faut expliciter le lien, ou jouer à le retrouver a posteriori : ça peut être le titre, la couleur, la forme, les illustrations, la maison d’édition… Le but d’utiliser tous les livres. Certaines combinaisons ont été difficiles à justifier, tant la logique des un-es et des autres peut varier.

Le dernier jeu présenté est un jeu d’écriture. On crée une phrase à partir des titres des albums proposés. On peut rajouter des mots de liaison et de la ponctuation. On complète ensuite cette phrase en inventant un début et un fin. 

Quelques exemples tirés de ce jeu :

«  Le chuintement du gramophone brise le silence du salon.

Viens danser dans le livre, le livre de la nuit… Va, mon Achille !

Les étoiles nous accompagnent. 1,2,3… c’est la valse nocturne. »

« Avant de m’endormir, Maman me disait :

En route mon tout petit, dans le ciel il y a de tout petits oiseaux et des doux rêveurs

Et je m’envolais au pays des songes. Je n’ai jamais su la fin de l’histoire. »

Les participant-es étaient ravi-es d’avoir expérimenté ces différents jeux, avec la possibilité de l’adapter à leur(s) public(s).

Deux autres cycles d’ateliers sont proposés, ouverts à tous et toutes :

« Fabriquer des livres », le mercredi 22 janvier et le samedi 25 janvier 2020;

Lien pour s’inscrire à l’atelier ( lien obligatoire pour s’inscrire )

 » Interpréter « , le mercredi 3 juin et le samedi 6 juin 2020.

Zoom sur deux albums de Frédéric Maupomé et Stéphane Sénégas par Marie-Claire Degrave

LA LIGNE, un trait tracé par un petit garçon traverse horizontalement la double page. À la sobriété du dessin (une cour, un banc un arbre, un jeu) s’oppose à la page suivante une vue plongeante sur l’immeuble avec une ombre portée noire menaçante.

Que s’est-il passé ?

Les auteurs l’expliquent avec d’abord une phrase en gros caractères, un peu abstraite, qui emplit la page blanchâtre, illustrée ensuite par un dessin évocateur.

Deux enfants sont dans une cour : le garçon paisible aime lire dans le calme, la fille active et virevoltante préfère jouer au cerf-volant. Deux désirs opposés, deux mondes.

Alors la ligne est tracée. Avec elle, l’intolérance et la haine. Chacun chez soi, chacun pour soi avec cris et menaces. Le noir monstrueux emplit la page jusqu’à acculer la fillette dans le coin poubelle.
Reste l’espoir que les enfants se ressaisissent… et se réconcilient. 


Dans la cour de l’école, ON L’A À PEINE REMARQUÉ le trait qui coupait la marelle en deux. Les enfants-oiseaux ne sont pas inquiétés non plus quand des briques se sont entassées sur la ligne. On pouvait jouer encore, on s’en accommodait. Mais le mur a continué de monter jusqu’à rendre impossible toute communication de part et d’autre.

Chacun chez soi.

Et puis de petits traits verticaux sont apparus tracés à hauteur d’enfants. Des lézardes. Le mur s’écroule, la cour reprend son espace habituel.

J’aime ce deuxième album aux teintes douces, rosées, plus optimiste. Il invite à rester vigilant, à ne pas accepter la plus petite atteinte à la liberté et, si malgré tout, on a laissé un mur s’élever, à le faire tomber.

Ces deux albums offrent une prise de conscience intéressante à travers un dessin sobre et des mots percutants.
A lire de 7 à 107 ans…

Aux éditions Frimousse :

La ligne, parution

On l’a à peine remarqué, parution Mai 2019

Journée de formation : Le bruit des pages, le bruit du monde, 18 mars 2020

Une journée de formation à destination des professionnel·les du livre et de l’enfance et amateur·rices de la littérature jeunesse se déroulera le 18 mars au théâtre du Puits Manu, à Beaugency, en partenariat avec le Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse (CRILJ).

Au programme :

MATIN

  • 9 heures : accueil, café, viennoiseries.
(arrivée du train de Paris : entre 8 h 40 et 9 h ; arrivée du train de Tours : entre 9 h et 9 h 15)
Le Puits Manu est à 5 mn à pied de la gare.
  • 9 heures 30 : Présentation de la journée par Catherine Mourrain (Val de Lire) et André Delobel (CRILJ)
  • de 9 heures 45 à 11 heures : Pleins feux sur les éditions MeMo : Lectures d’albums et intervention de Caroline Lascaux.

Après des études à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués de Nantes et de création éditoriale multi-supports à l’université Paris 4 Paris Sorbonne, Caroline Lascaux enchaine les stages chez MeMo, chez Thierry Magnier, chez Albin Michel, puis, à compter de janvier 2017, s’installe chez MeMo comme assistante d’édition et de promotion.

( un temps sera réservé aux questions des participant.es )
  • de 11 heures à 12 heures : Maurice Sendak : des textes et des images à questionner par Loïc Boyer et Caroline Lascaux.

Titre de l’intervention de Loïc Boyer : « Contes de Grimm et culture pop chez Maurice Sendak ».

Caroline Lascaux présentera, quant à elle, les albums de l’illustrateur publiés par les éditions MeMo.

Diplômé en arts plastiques, Loïc Boyer est designer graphique indépendant ; il est directeur de la collection “Cligne Cligne” chez Didier Jeunesse qui publie des ouvrages anciens méconnus en France et fondateur du site « Cligne Cligne Magazine »; il travaille actuellement à un ouvrage à propos d’Harlin Quist et de François Ruy-Vidal que publieront les éditions MeMo.

( un temps sera réservé aux questions des participant.es )
  • de 12 heures à 12 heures 30 : consultation de livres prêtés par la Médiathèque Départementale du Loiret (MDL) et possibilité d’achat auprès du libraire présent.
  • 12 heures 30 : Déjeuner de façon autonome, dans les brasseries de la ville ou ensemble, sur place, au Puits-Manu.
Inscription obligatoire et règlement préalable.

APRES-MIDI

  • de 14 heures à 15 heures 15 : Panser et dépenser le monde : l’inquiétude environnementale dans les fictions pour la jeunesse par Nathalie Prince.

Professeure de littérature comparée à l’université du Mans, Nathalie Prince est spécialiste de littérature de jeunesse ; parmi ses ouvrages : La littérature de jeunesse : pour une théorie littéraire publié chez Armand Colin en 2015, et, en 2018, avec Sébastian Thiltges, Eco-graphies : écologie et littératures pour la jeunesse, aux Presses universitaires de Rennes.

( un temps sera réservé aux questions des participant.es )
  • de 15 heures 15 à 16 heures 30 : La littérature jeunesse arabe : des origines à aujourd’hui par Marianne Weiss.

Après avoir vécu plusieurs années au Moyen-Orient, Marianne Weiss s’occupe de la Bibliothèque jeunesse de l’Institut du monde arabe (IMA). Elle participe à la  revue Takam Tikou (Revue des Livres pour Enfants – Secteur international), publiée en ligne par le CNLJ-BNF, et participe à différentes initiatives pour promouvoir la littérature jeunesse arabe en France.  Elle a également traduit des romans et de la poésie.

L’Institut du monde arabe est un établissement qui, avec un fonds de plus de 5 000 ouvrages (dont un tiers en arabe et de nombreux ouvrages bilingues), offre un large panorama de l’édition jeunesse sur le monde arabe ; la bibliothèque est à la fois lieu d’animations pour le jeune public jusqu’à 12 ans et centre de ressources pour les professionnel·les, les enseignant·es et les médiateur·rices du livre.

( un temps sera réservé aux questions des participants )

Possibilité, jusqu’à 17 heures, de consulter un ensemble de livres écrits en arabe ou bilingues ou traduits en français et de regarder sur place l’exposition Kalila et Dimma, conçue par l’IMA.

Les fables de Kalila et Dimna est un ouvrage de sagesse initialement destiné à l’éducation des princes. Le livre trouve son origine dans un recueil de fables composé en Inde aux alentours du IVè siècle. Donner la parole aux animaux sert de subterfuge pour enseigner les principes de la bonne gourvenance. Kalila wa Dimna est l’une des sources d’inspiration des Fables de la Fontaine.

. 17 heures : déplacement vers l’église Saint-Etienne.

. 17 heures 30 : visite commentée de l’exposition  les Trésors Minuscules de Christian Voltz.

L’exposition propose les différents aspects du travail de Christian Voltz, celui d’auteur illustrateur pour la jeunesse, celui de sculpteur à partir de matériaux de récupération, et aussi celui, moins connu, de céramiste et de graveur.

Pour participer à cette journée de formation, il est obligatoire de s’inscrire, ici, avant le 12 mars 2020.

Pleins feux sur la maison d’édition MeMo

A l’occasion du 35e salon du livre jeunesse, Val de Lire met à l’honneur la maison d’édition MeMo.

Vous pourrez échanger avec Caroline Lascaux, assistante d’édition, lors du salon du livre. Elle interviendra lors de la journée professionnelle du 18 mars 2020.

Parmi les invité-es du salon, cinq créatrices sont publiées chez MeMo : Anne Crausaz, Malika Doray, Jeanne Macaigne, Mélanie Rutten et Florie Saint-Val.

MeMo est fondée en 1993 à Nantes et tire son nom de ses deux créateurs, Yves Mestrallet, architecte de formation et photographe, et Christine Morault, formée aux arts.

Elle se tourne vers la littérature jeunesse depuis 2001.

Les livres de MeMo donnent à chacun la sensation de tenir entre ses mains un livre aussi précieux qu’un original, par leur spécificité technique et esthétique : l’impression se fait sur un papier épais proche du papier à dessin.

Le travail de la couleur y est particulier, par une impression en tons directs. Tout est fait pour mettre en valeur l’objet-livre, en s’ouvrant à une variété de techniques (numérique, gravure, gouache…). Les couvertures sont pour la plupart sans pelliculage, de matière mate.

MeMo se soucie de « bibliodiversité », en faisant primer la qualité sur le rendement, et dispose de ses propres fabricants.

Elle fait aussi un travail patrimonial et réédite des classiques introuvables ou inconnus, français et étrangers, et notamment les livres de Maurice Sendak.

Consulter le site de MeMo

Jouer avec les livres : activités avec des albums jeunesse

L’association Val de Lire initie des temps de formation à destination des adultes pour découvrir et mettre en place des activités autour du livre.

Le premier rendez-vous sera autour de la thématique « Jouer » : des jeux calmes, sportifs, d’écriture en lien avec les livres à partager avec des enfants, des adolescent·es et des adultes.

Ces ateliers s’adressent aux professionnel.les (animateur.rices, enseignant.es, bibliothécaires…) et aux bénévoles, parents, grands-parents…

Deux dates sont proposées : le mercredi 16 octobre et le samedi 19 octobre, à la Maison Agora, de 14h à 16h30. (Il s’agit du même atelier proposé deux fois).

Deux autres sessions auront lieu  » Fabriquer » le 22 et 25 janvier et « Interpréter » le 3 et 6 juin 2020.

Le formateur est Andy Kraft, artiste plasticien, lecteur de Val de Lire. Il a été formateur éducation populaire et enseignant en classe maternelle et collège.

Inscription obligatoire ici. L’atelier est gratuit.
Renseignement : 02 38 44 75 66.

Coup de cœur pour  » Le fils de Picasso  » par Antonin Picard

 » L’art est un mensonge qui nous permet de dévoiler la vérité.  »                                                                           – Pablo Picasso

Lorsque nous avons reçu ce roman et que j’ai vu qu’il s’agissait d’un livre écrit par Marie Sellier, dont je n’avais lu que des albums jeunesses jusque-là, j’étais intrigué. J’ai été assez surpris au début. Passer d’albums pour les plus jeunes comme  » Mes 10 premiers tableaux  » ou  » Mon monstre « ,  à un roman réaliste et sérieux comme  » Le Fils de Picasso  » m’a interpelé.

L’histoire commence en 1955, aux États-Unis, où un jeune homme nommé Pablo apprend de sa grand-mère qu’il serait le fils illégitime de Pablo Picasso. Le jeune homme et sa grand-mère se rendent dans le sud de la France afin d’en apprendre un peu plus sur son passé et sur celui qui est supposé être son père. Je ne peux pas en dévoiler plus sur l’intrigue car ça risquerait de vous révéler des éléments de l’histoire qu’il vaut mieux découvrir par soi-même.

À partir de 11 ans, le livre est un bon moyen de donner envie à des collégiens de les intéresser à l’histoire du célèbre peintre tout en laissant planer le mystère autour du personnage principal : est-il réellement le fils de Pablo Picasso ? Le ton est léger alors que la quête est existentielle pour ce garçon. L’autrice nous offre des respirations à travers la complicité entre la grand-mère et l’enfant, les personnages atypiques, les liens entre Pablo le garçon et Sylviane.

Le livre n’a clairement pas pour but d’être une biographie sur Pablo Picasso, même si on est immergé dans son univers et de son oeuvre. Le lecteur est transporté par la fiction.

J’avais prévu de le feuilleter seulement et je me suis très vite retrouvé à ne plus vouloir lâcher le livre. On s’attache très facilement aux différents protagonistes et certaines scènes nous prennent facilement au cœur comme si on était directement impliqué dans l’histoire et qu’on faisait partie d’eux.

Marie Sellier nous offre une histoire bouleversante, son écriture est au service des personnages, de leurs émotions. Quant à savoir si les faits de ce roman sont réels ou fictifs, l’autrice y répond à la fin du roman. « Tout au long de l’ouvrage, la fiction joue à cache-cache avec la réalité.  » Bonne lecture.

Antonin Picard, volontaire en service civique à Val de Lire depuis le 1er septembre.

Le fils de Picasso, Marie Sellier, édition Nathan, 2012.