À la recherche du cœur perdu …

 

 

  Régis LEJONC, Carole CHAIX (ill), Un an, un jour, ed.L’atelier du poisson soluble, 2009, 40p

Régis LEJONC, Carole CHAIX (ill), Un an, un jour, ed. L’atelier du poisson soluble, 2009, 40p

À partir de 3 ans

 Thèmes : sentiments – quête – réparation

Condensé pour pressés : Un matin, un enfant s’aperçoit que son cœur a disparu, il le cherche partout, même aux objets trouvés. Il revient sur ses pas, remonte le fil de ses souvenirs… Devra-t-il apprendre à s’en passer ?

 

 


Régis LEJONC (Auteur)
Invité de ce 31è Salon

Régis Lejonc a, depuis ses débuts dans les années 90, déployé ses talents dans la peinture, l’illustration (il utilise les pastels secs et les nouvelles technologies pour créer des images aux couleurs envoûtantes), la bande dessinée, l’édition et l’écriture : autant de facettes artistiques d’un même univers.

Son actualité, par ici!

 

Carole CHAIX (Illustratrice)
Invitée d’honneur de ce 31è Salon

Carole Chaix est une artiste aux multiples talents, elle aussi : peinture, sculpture, illustration, installations… Elle utilise des techniques mixtes pour créer ses univers denses et légers à la fois. Pour cet album, elle est accompagnée par Aimery Chemin pour la photographie.

Carole Chaix sur le net !


CRITIQUE

 

Je me suis sentie happée par le rythme, d’abord lent puis effréné, de la quête du narrateur : il cherche son cœur disparu un beau matin, sans prévenir… Inquiet, puis désespéré, perdu lui-même, il chemine en solitaire dans l’espace mais aussi dans le temps pour enfin revenir au point de départ, transformé et prêt à accueillir un nouvel avenir. Ce parcours était sans doute nécessaire pour parvenir à faire son deuil d’une perte immense et pour ensuite être prêt à revivre, à retrouver l’espoir. Il aura fallu un an et un jour, délai au bout duquel un objet trouvé non réclamé peut appartenir à quelqu’un d’autre.

J’ai vu les pointillés rouges comme la marque de cet itinéraire en forme de parabole, mais aussi comme une sorte de fil d’Ariane, qui va l’aider à sortir du labyrinthe. De même, la petite plante-fil de fer qui apparaît comme un indice à suivre pour mener à une issue heureuse.

Les couleurs des illustrations (à dominante rouge, puis brun aux objets trouvés, pour finir par un festival de couleurs lumineuses), mêlées à du crayonné et à des superpositions d’objets, renforcent le propos du texte (rouge lui aussi) et expriment tout à fait le foisonnement des émotions éprouvées. La finesse du trait et le mélange photo / dessin procurent une légèreté en même temps qu’une grande densité.

Enfin, j’ai savouré le jeu de l’auteur sur le sens des mots : par exemple, aux objets trouvés, on découvre des choses plus abstraites que l’on retrouve dans des expressions (perdre le Nord, perdre du temps, perdre la raison, perdre le fil…). Et ce petit détail : le narrateur passe d’un univers mis « sens dessus-dessous » à « sans dessus-dessous » avant de retrouver de nouveaux repères !

Je recommande ce livre que l’on peut apprécier à tout âge, que l’on peut lire et relire, en s’attardant sur ses multiples détails et ses multiples sens. Et surtout, qui redonne de l’espoir à tous ceux qui auraient « perdu leur cœur » !

Brigitte.
Intéressée par la lecture depuis toujours, je me suis
penchée plus particulièrement sur la littérature jeunesse
en devenant enseignante et en accueillant chaque année
un auteur ou un illustrateur dans ma classe depuis 15 ans.
Voilà un bon prétexte pour continuer à apprécier les richesses
de la production littéraire dite « pour la jeunesse », qui peut
aussi apporter beaucoup aux plus grands.

 

 

 

ACTUALITÉS EXPOS / SALON

Retrouvez Régis Lejonc durant les trois jours au stand de la librairie Chantelivre.

Le samedi 19 à 11h, il offrira avec l’auteur Olivier Ka L’enfant qui voulait toucher le ciel, une lecture sonorisée et dessinée à la salle des contes.

 

Retrouvez Carole Chaix ce jour,

mercredi 9 mars, pour la journée de formation « Cette année, le sujet, c’est l’objet », au Théâtre du Puits Manu, à Beaugency.

À 18h30, ne ratait pas le vernissage dessiné de la création originale Objets vraiment nouveaux identifiés, exposée à l’Eglise St-Etienne, Beaugency.