Histoire de rire un peu, avec Bruno Walerski

Moment de contes avec Bruno Walerski de la compagnie Dis-Raconte :

 » Ma mère nous racontait des évènements de sa vie passée, mon père jouait de l’accordéon, chantait et, ensemble, nous écoutions les feuilletons de la radio, l’oreille collé au poste. C’est ainsi que s’ouvraient mes portes de l’imaginaire, voyages assis avec les yeux fermés, pour mieux regarder.

Depuis, j’ai travaillé avec Catherine Zarcate, Michel Hindenoch, Yannick Jaulin, Henri Gougaud et Bruno de la Salle.

Je raconte pour tous les publics, m’accompagne avec des percussions, guimbardes, instruments en terre, saxophone, accordéon. J’aime improviser musicalement sur les contes, je vis intensément le présent, partage ma joie de vivre et l’humour. Le conte est mon terroir et mon terreau. C’est l’histoire d’une vie. « 

HISTOIRE DE RIRE UN PEU

Samedi 24 mars 2018 à 15h

Salle de projet du théâtre du Puits-Manu à Beaugency

Pour tous à partir de 7 ans

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Organisé par le CRILJ (Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse),

en partenariat avec Val de lire.

Informations complémentaires : crilj@sfr.fr

Retour sur le séminaire Babil-Babel, par l’Agence quand les livres relient, par Anouk Gouzerh

Val de lire adhère à l’Agence quand les livres relient, à ce titre nous participons aux formations et aux journées de rencontres organisées par celle-ci.

Un premier rendez-vous pour le séminaire Babil-Babel a eu lieu à Paris le vendredi 22 septembre, organisé par l’Agence quand les livres relient

Le langage, la parole, la voix, la littérature jeunesse comme indispensables accompagnements vers le « devenir humain », sont les axes de réflexion de ce séminaire, pour lequel étaient abordées plus spécifiquement ce vendredi les questions du multilinguisme, de la diversité des voix et des langues. Différentes réflexions et actions  ont été présentées dans ce sens : les projets de la Médiathèque départementale de Seine-et-Marne, les outils pédagogiques de l’association Dulala, des lecteurs et bibliothécaires, une comparaison des traductions de Flix de Tomi Ungerer (un chien né de chats qui vit avec les deux cultures canine et féline…)…

Une expression est revenue tout au long de cette journée, celle des « petits riens », touches de pensées et d’actions collectives qui donnent progressivement corps à cet engagement autour du langage, de la lecture et du mélange des cultures dans la société.

Défense de la littérature jeunesse par Dominique Rateau

Dominique Rateau, orthophoniste et présidente de l’Agence quand les livres relient, a trouvé les mots pour une défense de la littérature jeunesse et la richesse de son langage fait de textes, sons et images. La littérature permet de trouver son propre récit (pas un « modèle »), sa propre réponse au monde que l’on doit habiter. Dominique Rateau cite Alberto Manguel pour qui lire forme chez l’humain un nouveau sens, qui s’ajoute aux cinq autres.

Pourquoi lire aux tout-petits ? Parce qu’ils « savent lire avant que de parler », c’est-à-dire chercher à interpréter le monde, entrer en relation avec lui, et que c’est une des formes d’un accueil, un accompagnement indispensable.

Pourquoi la littérature « jeunesse », à toute âge de la vie ? Parce que c’est une oeuvre de même valeur que celles institutionnalisées, et qu’on ne lit avec un enfant comme « en surplomb » de lui, mais à ses côtés, chacun à son niveau de lecture.

Coup de coeur pour l’association Eclats :

Pour aborder les problématiques en question (pourquoi, comment parlons-nous ? Langage, langue ou langues au pluriel ?), la journée s’est ouverte sur une approche à part, au milieu des acteurs des livres, avec l’association Eclats, qui s’intéresse aux langages musicaux contemporains. Deux chanteuses lyriques ont ponctué la journée d’interludes chantés. Si leur action pouvait apparaître « à part », cette intervention a en fait permis de commencer par le commencement : la voix, la musique, le rythme, ou encore : la matière sonore, la corporalité du langage.

Eclats propose des spectacles musicaux pour adultes et jeune public, et des séances d’éveil musical pour les plus petits.

Le spectacle « ma » :

Ce spectacle est une des créations pour un public de 6 mois à 5 ans.

Dans une hutte-cocon, une femme chante.  Elle écoute son petit, lui dit la vie à venir.
« ma », première syllabe prononcée, « ma », comme maman, ma, prémisse du moi…
Sophie Grelié explore l’enfance de la parole, la musique de la langue, le pré-langage du bébé, toute la dimension  poétique de cette relation de l’adulte à l’enfant.

L’idée est née à l’écoute des Chants du Capricorne de Giacinto Scelsi, suite de chants, de cris, de râles rythmés par des silences, a capella. On se rapproche alors d’un prélangage brut et intensément expressif, qui nous entraîne au coeur de l’expérience du babil. Ce pré-langage développe toute la « musique » de la langue maternelle : mélodie, intonation, rythme, timbre, couleur, intensité, intention, silences de la langue parlée. »

Chanter dans les lieux de la petite enfance

Sophie Grelié, cofondatrice, musicienne et responsable Petite Enfance, nous a montré la captation de séances de chants face aux bébés (ici). La chanteuse intervenante improvise en reprenant les babils, les exclamations des petits ou bien répond par des passages des chants du Capricorne. On assiste à un véritable échange, un déploiement de la parole. Les réactions des enfants sont étonnantes et intenses. Ces vocalisations, chez l’enfant et l’intervenante, rappellent que la voix concerne tout le corps, qui accompagne la production du son : « au cœur du son, le tout petit joue de la matière, des variations, des plaisirs de la résonance sur le corps ».

 

 

 

Val de Lire et la Médiathèque départementale du Loiret

Val de Lire travaille depuis de nombreuses années avec la Médiathèque départementale du Loiret. En proposant des ouvrages thématiques, la M.D.L. est présente lors de la journée professionnelle, mais aussi sur le salon et fait partie des offres d’animation, que ce soit par sa présentation de livres ou son prêt d’expositions.

Mais qu’est-ce que la M.D.L. et quel est son rôle ?

Historiquement, cet organisme a été créé en 1964. Avec la mise en place de la décentralisation, il est confié au département du Loiret en 1986. La loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République du 7 août 2015 lui confirme son rôle : la médiathèque départementale est chargée du développement et de la promotion de la culture du livre et de l’écrit, du son, de l’image et du numérique. Elle s’attache à promouvoir la lecture publique en accompagnant notamment les médiathèques intercommunales de proximité, en offrant des ressources documentaires (livres, expositions, mallettes, etc.). Ainsi, elle ne s’adresse pas directement aux particuliers, mais ceux-ci, par l’intermédiaire de leur bibliothèque, peuvent demander à faire venir des documents.

Dans le projet de mandat 2015-2021 du Conseil Départemental du Loiret figure la promotion de la lecture publique, déclinée sur deux axes : d’une part, le développement d’un espace numérique répondant aux attentes et aux besoins des habitants et des bibliothèques (par la modernisation des outils de gestion et de diffusion informatiques de la M.D.L.), et d’autre part, l’élaboration d’un schéma départemental de lecture publique. Depuis mars 2017, de nombreuses rencontres ont eu lieu sous forme d’ateliers thématiques, réunissant des bibliothécaires, documentalistes, salariés ou bénévoles d’associations investis dans la promotion de la lecture.  Ces échanges, centrés autour du service à l’usager (quel qu’il soit), de l’accès à la culture, de la diffusion des savoirs dans le cadre d’un service public de proximité visent à faire émerger les points essentiels de ce premier schéma départemental de lecture publique.

Menés par Claudine Renaud-Raguillet, directrice de la M.D.L., ces échanges ont permis de faire apparaître une véritable cohérence et une envie très forte des personnes présentes de promouvoir auprès de tous et toutes la promotion et le développement d’une lecture publique, dont les enjeux sont clairement identifiés : une égalité d’accès à la culture pour tous et partout, dans les quartiers des villes ou les zones rurales.

Val de Lire est partie prenante dans ces rencontres, en tant que partenaire associatif dont les valeurs défendues à travers les lectures proposées aux réseaux d’assistantes maternelles, dans les quartiers ou les villages avec le Roulebarak, à la plage de Beaugency, dans les maisons de retraite, procèdent de la même vision humaniste.

Ainsi, notre collaboration va continuer de se développer et va permettre d’aller encore plus loin dans ce maillage territorial dont les enjeux sont aujourd’hui plus que jamais essentiels.

Claude Gibelin, lecteur de Val de Lire, a été sollicité pour participer à une  journée-rencontres organisée par la MDL le 15 juin, il intervient pour partager son expérience de lecture à haute voix auprès des personnes âgées.

Élisabeth Roux

Un partenariat avec Le Crédit Mutuel

La Fondation Crédit Mutuel et l’agence locale de Beaugency soutiennent les actions de Val de Lire , et notamment le projet « Roulebarak », véhicule itinérant, espace de lectures, visant à élargir notre public.

Un chèque a été remis à Mme Verdun, présidente, le mardi 5 février.

Image 4

À cette occasion, nous n’avons pas résisté au plaisir de proposer une lecture

Image 5