Journée de formation : Cette année, le sujet, c’est l’objet 9 mars 2016

 

La journée sera animée

pour Val de Lire, par Elisabeth Roux,

pour le CRILJ, par André Delobel,

Au Puits Manu – Beaugency (Loiret)

(entrée sur le grand mail)

MATIN

. 9 heures : accueil, café, viennoiseries.

Le Puits Manu est à 5 mn à pied de la gare.

. 9 heures 30 : Présentation de la journée

par Elisabeth Roux (Val de Lire) et André Delobel (CRILJ)

. 9 heures 45 – 11 heures 15 : Les livres, des objets pas comme les autres ?

par Virginie Briard, pédopsychiatre, médecin responsable du CMP pour enfants de Pantin.

Les livres, plus ou moins grands, plus ou moins épais, plus ou moins rectangulaires, sont d’abord des objets, que l’on saisit, que l’on manipule, que l’on pose, que l’on reprend, que l’on range, que l’on prête (ou pas), que l’on collectionne (ou pas). Un livre, on le mordille, on le déchire, on écrit dessus (ou surtout pas). Que signifient donc ces manières de faire ou de ne pas faire ? La donne va-t-elle changer avec l’apparition des tablettes ?

( un temps sera réservé aux questions des participants )

. 11 heures 15 – 11 heures 45 : Cailloux, noyaux, éponges, chaussures et petits crayons

par Les lecteurs de Val de lire

pages choisies dans Le collectionneur de collections (Le Seuil, « Point Virgule », 2005) d’Henri Cueco, peintre, illustrateur et écrivain. « L’humanité se partage en deux catégories : les jeteurs et les gardeurs. »

. 12 heures :

possibilité de déjeuner de façon autonome dans les brasseries de la ville ou ensemble, sur place, au Puits-Manu. Inscription obligatoire et règlement préalable.

APRES-MIDI

. 13 heures 45 – 14 heures 30 : Non, la littérature n’est pas un vide-grenier.

André Delobel fait part des réponses contrastées des auteurs et des illustrateurs qu’il a soumis à la question en vue de cette journée.

. 14 heures 30 – 16 heures : Le livre-objet, un cheminement vers l’art et la lecture avec Philippe Morlot, enseignant en arts visuels et en littérature pour la jeunesse à l’Université de Lorraine, plasticien, créateur de livres-objets et de livres d’artistes.

Exploration du parcours physique et poétique des ouvrages, fascination des formes, des matières et des couleurs, rapprochement du livre et des arts visuels propre à construire une première culture littéraire et artistique : « Philippe Morlot montre que c’est parce qu’il invite à prendre le temps de regarder, de manipuler et de créer du sens que le livre-objet relève pleinement de l’acte de lecture, tout en ouvrant d’autres voies vers l’imaginaire. » (Florence Gaiotti)

( un temps sera réservé aux questions des participants )

. 16 heures – 17 heures : À bâtons rompus avec Carole Chaix

par Audrey Gaillard et les participants

L’illustratrice Carole Chaix, invitée d’honneur du salon, créatrice de l’affiche, répond aux questions d’Audrey Gaillard, chargée de mission de Val de lire ; elle est venue à Beaugency avec quelques objets.

. 17 heures : déplacement vers l’église Saint-Etienne

. 17 heures 30 : Objets Vraiment Nouveaux Identifiés

visite avec Carole Chaix de l’exposition mise en place à l’église Saint-Étienne

. 18 heures : fin de la journée

. 18 heures 30 : vernissage dessiné tout public de l’exposition

 

Inscription obligatoire ici

Dans les coulisses de l’album : 50 ans d’illustration pour la jeunesse et Focus sur Henri Galeron

L’inauguration de l’exposition s’est déroulée mercredi 25 mars à l’église St Étienne à Beaugency, en présence de notre invité d’honneur, Henri Galeron, de Denise Barriolade, présidente du CRILJ, et de Janine Kotwica, commissaire de l’exposition.

Questions à André Delobel, par Roger Wallet.

1. Est-il possible de discerner, dans ces 50 ans, des périodes, des dominantes dans l’esthétique de l’illustration ?

L’histoire de l’illustration des livres pour enfants témoigne d’évolutions lentes plus que de ruptures. C’est peu à peu que l’image s’est affranchie d’une fonction décorative ou documentaire pour se poser d’abord, à partir des années 1930, avec les albums du Père Castor, la question de sa lisibilité, puis, au fil de ces cinquante dernières années, assumer de mieux en mieux une liberté esthétique vis-à-vis du texte qu’elle commente volontiers et élargit souvent. « Est-ce encore pour les enfants ? » disent parfois ceux qui ne font pas confiance aux jeunes lecteurs.

2. Le fait de vous limiter aux illustrateurs français vous a-t-il privés de certaines esthétiques importantes ?

Nous limiter aux illustrateurs français nous privent de noms importants (certains sont dans le catalogue), mais pas vraiment d’esthétiques, du moins si l’on a en tête l’édition europénne et américaine. Aller faire un tour au Japon ou en Inde aurait, par contre, ouvert d’autres perspectives. L’illustration française s’est nourrie des « grands étrangers », Maurice Sendak par exemple, et elle est devenue l’une des plus inventive au monde.

3. Durant ces 50 ans, j’imagine bien que certaines innovations techniques ont induit de nouvelles esthétiques (le numérique par exemple)…

La révolution éditoriale des années 1970 est, pour l’album, au carrefour du mouvement d’idées foissonnant de l’époque et de progrès importants dans le domaine de l’imprimerie.
Elle se développe également en concurrence avec l’image cinématographique et télévisuelle d’une part et publicitaire d’autre part, que les illustrateurs intègrent dans leur travail et contestent à la fois. Il faut citer ici les éditeurs Harlin Quist et François Ruy-Vidal qui donnèrent « pages blanches à couvrir » à nombre d’entre eux. S’agissant du numérique, commençons par dire que l’on n’est qu’au début d’un élargissement incontestable des possibilités de la création . Qui s’ajoutera aux autres et ne se substituera pas. La gomme et le crayon ne sont pas à jeter à la poubelle après-demain. Je distinguerai, pour faire court, deux façons d’utiliser le numérique, une première où il s’agit simplement de profiter des facilités (relatives) qu’offrent les logiciels de traitement d’images ou la palette graphique, sans conséquence apparente sur le résultat, une autre qui laissent sciemment visible l’origine numérique de l’image. Nous n’en sommes pas encore à l’émergence d’une esthétique nouvelle, mais pourquoi pas. Il suffira que des lecteurs suivent comme certains, par exemple, recherchent parce qu’ils l’apprécient une illustration visiblement créée avec un aérographe. Signalons aussi que les progrès du traitement industriel de l’édition ont beaucoup facilité la fabrication des pop ups, des livres-objets ou, simplement, l’insertion d’une feuille en plastique transparent entre deux pages de papier blanc.

4. Vous affirmez, à travers cette exposition, votre volonté de montrer « les coulisses de l’illustration ». Comment cela se traduit-il concrètement ?

Si le travail premier d’un illustrateur est de créer, à la demande d’un éditeur, des images pour un livre, il n’est pas rare qu’Il investisse également les « périphéries » de son art. L’un fera des affiches, l’autre des cartes, un troisième des programmes. Et tous laisseront des traces, au fil de leurs rencontres avec les enfants et les médiateurs : des dédicaces, des invitations, des lettres malicieusement illustrées. Ces témoignages sont, généralement, précieusement gardés par ceux à qui ils sont adressés. Les coulisses, ce sont aussi les « pièces à conviction » du long processus d’élaboration des images et, faute de pouvoir présenter un atelier reconstitué, l’exposition montre quelques émouvants travaux préparatoires.

5. La typographie elle-même a-t-elle connu une évolution au cours de ces 50 ans ?

Réponse tout à fait personnelle. La typographie est un monde en soi et ses richesses sont anciennes. Je pense, pour ce demi-siècle, aux couvertures d’ouvrages signée Pierre Faucheux et André Massin. Les possibilités offertes par l’informatique facilitent aujourd’hui le travail. Mais force est de constater la pauvreté typographique qui domine dans la plupart des ouvrages publiés. Combien d’albums aux images somptueuses sont gâchés par un choix de caractère hasardeux et une mise en page fainéante !

6. Est-il possible de discerner des pistes particulières pour les décennies à venir ?

Les illustrateurs d’aujourd’hui, de plus en plus souvent sortis d’écoles d’art, sont d’une inventivité indéniable. Pas tous ? Non, certes, mais beaucoup. Tout est permis, tout est possible, mais l’édition est une industrie et nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Hypothèse pas trop risquée quand même : aux côtés d’esthétiques éprouvées et répétitives (il en faut), se développeront, dans le sillage de ce qui se publie aujourd’hui, des manières de faire plus stimulantes encore, innovantes et audacieuses, impertinentes parfois.

L’exposition est ouverte tous les jours jusqu’au 16 avril.

Journée professionnelle du salon de Beaugency 2015

 

La journée professionnelle aura lieu le 25 mars 2015

 

La littérature pour la jeunesse au scalpel : textes et images, entre conformisme et audace.

 

 (formation gratuite, renseignements et inscription : valdelire@orange.fr)

 

Le matin :

Les romans contemporains pour la jeunesse sont-ils toujours littérature ?

par Annick Lorant-Jolly,

longtemps professeur de français, rédactrice en chef jusqu’en 2014 de La Revue des livres pour enfants que publie le Centre national de la littérature pour la jeunesse (BnF), chargée spécifiquement de la partie « romans ».

 

L’après-midi :

Frilosités et innovations dans les albums contemporains pour la jeunesse

par Christian Bruel

auteur, éditeur scrupuleux pour Le Sourire qui mord puis pour les éditions Etre ; formateur infatigable, grand connaisseur de l’album, il manie assez souvent le scalpel, mais toujours à bon escient.

À bâtons rompus avec Henri Galeron

par Janine Kotwica et les participants

illustrateur pour Harlin Quist et François Ruy-Vidal, Pierre Marchand et François David, dans une veine hyperréaliste réinterprétée, friand de textes littéraires inattendus voire réputés « inillustrables » ; volontiers affichiste, il a également dessiné des timbres sur le thème de la lettre ou, en 2014, celui des vacances.

 

La journée professionnelle se clôturera par le vernissage de l’exposition à l’Église St Étienne à 18h30 :

DANS LES COULISSES DE L’ALBUM, 50 ans d’illustration pour la jeunesse (1965-2015), exposition produite par le CRILJ, à l’occasion de son jubilé,en partenariat avec Janine Kotwica et le Pôle jeunesse et patrimonial Heure Joyeuse de la médiathèque Françoise Sagan (Paris) et FOCUS SUR HENRI GALERON.

affiche crilj 3

 

Pour vous inscrire, téléchargez et envoyez nous la fiche ci dessous :

http://www.mediafire.com/view/mckc397oo4mnd8d/S15.Journée_pro._programme_et_inscription_2015.doc

 

 

la journée professionnelle du 12 mars 2014 a inauguré le 29e Salon du Livre Jeunesse

La journée professionnelle organisée en partenariat avec le CRILJ a réuni mercredi 12 mars 150 personnes : enseignants, bibliothécaires, animateurs, auteurs, bénévoles… autour des 4 intervenants invités :

Michel Peltierconférencier et chercheur sur la littérature de jeunesse et sa pédagogie, a présenté un panorama des récits historiques dans la littérature de jeunesse et proposé des pistes de travail autour des romans historiques.

IMG_2730

Le diaporama de son intervention est téléchargeable

[gview file= »https://valdelire.fr/wp-content/uploads/2014/03/Temps-et-RH-2.pptx » save= »1″]

Sophie Humann, auteure, a présenté la collection Mon histoire, proposée par les éditions Gallimard qui comporte à ce jour une quarantaine de titres. Elle nous a fait part de son travail d’auteur : comment écrire un roman historique, quelles sont les exigences littéraires , quel est le travail de documentation, quelles sont les questions inévitables, les difficultés…

 

IMG_2750 IMG_2751 IMG_2753

 

Patrick Borione libraire (Librairie Colibrije, Paris), formateur et grand observateur de la littérature de jeunesse a exposé sa réflexion  et son analyse : temps de la narration et narration du temps, en décryptant de manière très précise  des albums jeunesse.

 

IMG_2760 IMG_2754

 

 

Laurent Corvaisier, peintre, invité d’honneur du 29 e Salon du Livre Jeunesse de Beaugency, est venu parler de son travail, a présenté ses carnets de notes et les différents albums qu’il a illustrés.

IMG_2784 IMG_2792

Des lectures ont ponctué les différentes interventions.

IMG_2742 IMG_2739 IMG_2726 IMG_2725

La journée s’est clôturée par le vernissage de l’exposition de Laurent Corvaisier à l’Église St Étienne.

IMG_2878 IMG_2862 IMG_2837 IMG_2834 (2)

 

 

Journée professionnelle 2014 : « Les mises en scène du temps dans les albums et dans les récits historiques »

 

Journée de formation organisée en partenariat avec le CRILJ le mercredi 12 mars 2014

. 9 heures 30

Présentation de la journée

par Nicole Verdun (Val de Lire) et André Delobel (CRILJ)

. 9 heures 45

Les marqueurs du temps dans les récits historiques par Michel Peltier, conférencier et chercheur sur la littérature de jeunesse et en pédagogie de la lecture ; spécialiste du roman historique jeunesse sur lequel il a souvent parlé et beaucoup écrit.

. 10 heures 45 : pause

. 11 heures

« Mon histoire » : une collection à la rencontre de ses lecteurs par Sophie Humann, auteure pour la collection « Mon histoire » que Krysia Roginski dirige chez Gallimard, Sophie Humann nous en expliquera le concept ; elle nous parlera aussi de son travail d’écrivain et de l’accueil de ses romans auprès des jeunes lecteurs.

. 12 heures 15 : repas

Possibilité de déjeuner de façon autonome dans les brasseries de la ville ou ensemble, sur place. Inscription obligatoire et règlement préalable.

APRES-MIDI

. 14 heures

Narration du temps et temps de la narration dans les albums par Patrick Borione, libraire à Colibrije et formateur, grand lecteur d’albums dont Max et les maximonstres qu’il explore depuis plusieurs années sans jamais en épuiser la richesse ; collabore notamment à la revue Hors Cadre(s).

. 15 heures : pause

. 15 heures 15

À bâtons rompus avec Laurent Corvasier

par Nicole Verdun, André Delobel et les participants

invité d’honneur du salon, peintre et illustrateur, Laurent Corvasier expliquera ses choix artistiques dont certains ont à voir avec le passage du temps.

. 16 heures 15 : déplacement vers l’église Saint-Etienne

. 16 heures 30

Assemblages et Famille(s) Totem

visite avec Laurent Corvaisier de l’exposition qu’il a conçue pour l’église Saint-Étienne.

. 17 heures : fin de la journée

. 18 heures : vernissage tout public de l’exposition

…/…

Journée ouverte à tous.