Coup de cœur pour Tout là-haut de Morgane de Cadier et Florian Pigé par Marie-Claire Degrave

Qu’y-a-t-il tout là-haut ? De drôles de bêtes rondes et colorées qui survolent la banquise ! Nez en l’air, les ours blancs les regardent et, curieux, voudraient les attraper.

Comment s’y prendre ? Chacun propose une solution : lancer des boules de neige, s’envoyer en l’air le plus loin possible, monter sur la plus haute montagne, rien n’y fait. Alors l’un d’eux propose de faire une pyramide sur le sommet de la montagne et hop… il attrape la bête en vol qui entraîne avec elle tous les autres ours avant de retomber sur le sol : de la bête ainsi capturée, – les enfants vont vite reconnaître une montgolfière – sort un homme, très fâché. Heureusement, il comprend vite que les ours sont simplement curieux et, comme ils veulent eux aussi voyager, il fait venir ses amis. Les montgolfières envahissent la page et ensemble, par couple homme/ours, partent découvrir le monde.

L’histoire est belle : chaque ours a son importance dans le groupe, le plus sage, le plus petit, le plus malin, le plus gros… mais c’est tellement plus efficace quand on unit ses forces ! Les illustrations sont amusantes et jouent sur les contrastes. L’univers de la banquise est rendu par des formes géométriques et verticales opposées aux rondeurs des montgolfières. D’un côté le blanc des ours, de la neige, des oiseaux et le gris des monts, de l’autre les couleurs chaudes et diverses des ballons. Le dessin est stylisé, les ours souvent de profil et cadrés en plan américain ont un petit air étonné et semblent malhabiles. Enfin tout concourt à entraîner le regard de l’enfant « tout là-haut ».

C’est un album optimiste qui rappelle que lire, c’est découvrir le monde…

Tout là-haut, écrit par Morgane de Cadier et illustré par Florian Pigé (invité du salon 2019), éditions HongFei Cultures, 2015

Val de Lire a fêté ses 10 ans !

Il était une fois l’histoire de Val de Lire…

Val de Lire est une association Loi 1901, qui s’est créée en 2008, à Beaugency. Elle a pour objet dans un premier temps l’organisation et la réalisation du salon du livre jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan.

Aussitôt la création de l’association, Nicole Verdun, présidente et les autres membres fondateurs souhaitent élargir les actions et assurer une présence régulière sur le territoire. Ainsi, commencent à se mettre en place dès 2009, tout au long de l’année, des séances de lecture à haute voix, plus particulièrement auprès des tout-petits. Val de Lire fait référence aux travaux d’A.C.C.E.S. (Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations) de René Diatkine et Marie Bonnafé, considérant que la prévention de l’illettrisme passe par l’aide offerte aux parents dans leur fonction parentale en même temps qu’aux tout petits.

 

« Le bébé a besoin de lait, de caresses et d’histoires » Michel Defourny, chercheur, pédagogue.

Val de Lire organise également et initie des formations en lien avec la lecture et la littérature jeunesse pour lesquelles elle fait appel à différents intervenants professionnels. Elle est aussi sollicitée pour participer à des colloques ou formations, forte de son expérience et de ses connaissances.

 

En 2012, La CAF du Loiret attribue un agrément intitulé Espace de vie sociale à l’association Val de Lire. La CAF considère, qu’à travers ses diverses actions, Val de Lire touche toute la population en veillant à la mixité sociale, qu’elle est un lieu d’animation de la vie sociale et qu’elle permet aux habitants d’exprimer, de concevoir et réaliser des projets.

 

L’association Val de Lire, présidée actuellement par Catherine Mourrain, réunit deux salariées, une vingtaine de lecteur·rice·s qui viennent d’horizons professionnels différents. Elle est reconnue par différentes institutions qui la soutiennent régulièrement et a trouvé sa place dans un réseau d’associations et de professionnels œuvrant sur le territoire de la Communauté de Communes des Terres du Val de Loire et au-delà.

 

Val de Lire est agréée Jeunesse Éducation Populaire depuis 2009, l’association est membre de L’Agence Quand Les livres relient, membre de la Fédération des fêtes et salons du livre pour la jeunesse et adhérente à la Ligue de l’Enseignement.

Des rencontres autour du livre et de la lecture toute l’année

« Dès le tout jeune âge, le besoin d’histoires racontées est essentiel pour que les enfants puissent franchir de façon satisfaisante les étapes de leur croissance. Sans les jeux avec l’imaginaire, le bébé ne saurait accéder ni au langage, ni à la vie de l’esprit ». Marie Bonnafé, psychiatre. 

Aujourd’hui, en 2018, ce sont en moyenne, six rencontres par semaine, autour de la lecture à haute voix, qui sont proposées. Les lieux d’intervention sont réguliers : salle d’attente de la PMI, relais assistante maternelle, parcs, accueil parents/enfants, halte-garderie, centre social… L’association souhaite rencontrer l’enfant dans et/ou hors de son contexte familial, toujours accompagné d’un adulte, et lui proposer une littérature de jeunesse de qualité. Les lecteurs se saisissent des lieux du quotidien, des lieux où le livre n’est pas ou peu présent, où il n’est pas nécessairement attendu, et où la lecture n’est pas régie par une obligation ou une utilité immédiate. Le salon de lecture itinérant Roulebarak est maintenant familier du paysage balgentien et de ses alentours. Il est facilitateur de liens et d’échanges.

L’association œuvre pour accompagner cette découverte de la littérature jeunesse par le biais de la lecture à haute voix.

L’objet culturel qu’est le livre permet de créer du lien et de susciter les échanges entre les habitants. Ainsi, enfants, adultes parlent, se rencontrent, apprennent, se reconnaissent, partagent une émotion commune. « Le cercle des lecteurs » s’élargit, des personnes d’âges différents, de milieux sociaux-professionnels divers, de cultures et de langues variées se rencontrent.

Lutter contre l’isolement, familiariser les personnes avec le livre et la littérature, susciter des envies, encourager la prise d’initiative, autant d’objectifs qui se renforcent ou se concrétisent à l’occasion du salon du livre.

L’événement de l’année 

Le salon du livre, coordonné par Val de Lire, est le point d’orgue de toutes ces rencontres. Il permet d’inscrire dans une unité de temps et de lieu, en les valorisant, de multiples projets menés sur le territoire.

Il suscite des activités de lectures, d’écritures, des rencontres artistiques dans les établissements scolaires, les bibliothèques, ainsi que dans les lieux non scolaires où sont accueillis les enfants et les adultes.

Il mobilise plus de cent bénévoles, une trentaine d’intervenants professionnels, une quarantaine de partenaires associatifs ou institutionnels. Il réunit auteurs, illustrateurs, éditeurs, libraires, comédiens, conteurs, familles, professionnel du livre, de l’éducation, de l’animation… autour d’un projet fédérateur.

Il est un rendez-vous incontournable et attendu pour la qualité de la littérature jeunesse proposée.

Le salon du livre de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan accueille un public très mixte et familial. À travers des ateliers, des espaces lectures, des jeux, enfants et adultes partagent l’émerveillement d’une découverte.

Les rencontres avec les auteurs/illustrateurs dans les classes et/ou sur le salon, permettent aux enfants et aux adolescents de se constituer une culture littéraire. Elles sont très souvent des moments forts dont les enfants se souviennent longtemps. Ces liens directs avec les artistes, renforcés par les rencontres régulières autour de la lecture à haute voix, permettent aux enfants d’entrer dans la littérature, d’élargir les frontières de « leur monde », développent de nouvelles compétences, de nouveaux plaisirs et déclenchent des envies d’écrire, de dessiner, de lire.

Les actions de Val de Lire, répétées et menées avec régularité sur le long terme, ouvrent des espaces émotionnels, intellectuels, propices au jeu, à la rêverie, à la poésie, aux partages, à l’expérience, utiles pour habiter ce monde, le comprendre, le transformer.

« Pour que l’espace soit habitable, pour que je puisse m’y inscrire, ce lieu doit raconter des histoires, avoir une épaisseur symbolique, légendaire, imaginaire. Habiter les lieux où nous vivons et construire notre demeure intérieure.

Cela sert à donner à ce qui nous entoure une coloration, une épaisseur symbolique, imaginaire, légendaire, poétique, une profondeur à partir de laquelle rêver, dériver, associer. » Michèle Petit, anthropologue.

Atelier d’écriture dynamique avec Stéphane Jaubertie les 8 et 9 décembre 2018

Stéphane Jaubertie est auteur de théâtre. Il se forme comme comédien à l’École de la Comédie à St-Étienne et commence à écrire en 2004 des textes qui s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Il part de l’intime, de la chair, du profond de soi pour fabriquer un théâtre qui parle au cœur et à la tête. Il compose ainsi une dramaturgie percutante, intelligente et rare.

Stéphane Jaubertie sera à Beaugency les 8 et 9 décembre 2018 pour animer un stage d’écriture dynamique. À partir de consignes, il  aborde les fondamentaux de l’écriture théâtrale. Les participants pourront créer des histoires, des personnages, des dialogues et mettre en voix les textes produits. Écriture, lecture et interprétation rythmeront le stage.

Cet atelier d’écriture s’adresse aux collégiens, lycéens, étudiants, adultes, débutants ou déjà initiés à l’écriture.

Il se déroulera de 10h à 13h et de 14h30 à 17h30 le samedi 8 et dimanche 9 décembre, à la maison Agora à Beaugency, 59 avenue de Vendôme.

Coût de l’atelier :

  • 30 euros (Atelier) + 15 euros (Adhésion Val de Lire)
  • 15 euros (Atelier) + 10 euros (Adhésion) pour les collégiens, lycéens, étudiants, personnes en recherche d’emploi.

Inscription par mail  ou par téléphone :

  • valdelire@orange.fr
  • 02 38 44 75 66

À l’attention des enseignants : comment participer au salon du livre 2019 ?

Vous avez la possibilité :

  • D’assister à la journée de formation du 13 mars 2019. (programmation en cours, inscription sur le site de Val de lire courant novembre 2018)

 

Avec votre classe, il est possible :

  • de recevoir un auteur·e ou un illustrateur·rice dans la classe durant 1h15 à 1h30 environ. Les rencontres auront lieu le jeudi 28 et vendredi 29 mars. Le coût est de 170 euros. Dans certains cas, la collectivité territoriale peut prendre une partie en charge ou verser une subvention en conséquence à l’école. Sur demande, Val de lire peut adresser un devis à une collectivité territoriale ou un établissement.

 

  • de venir visiter le salon ainsi que les diverses expositions. La visite est gratuite, il est important de s’inscrire, éventuellement de choisir et de réserver une animation particulière (inscription courant février 2019).

 

  • de participer à la décoration d’ensemble du salon (kakémonos) à partir d’une consigne collective précise élaborée lors d’une réunion le 20 novembre à 17h15 à l’école de Baule.

 

Une adhésion à Val de lire sera demandée pour participer aux activités : 10 € pour les classes participantes.

 

Enfin, vous pouvez :

– contribuer à l’organisation du salon du livre en devenant bénévole (installation, permanence, animation, lecture…).

 

Une réunion de présentation du 34e Salon du Livre jeunesse est proposée

le 16 Octobre à 18h à la maison des associations à Beaugency.

 

Deux permanences sont proposées si vous ne pouvez pas assister à cette réunion :

Le mercredi 17 octobre à la médiathèque Philippe Barbeau de Saint-Laurent-Nouan de 10h à 12h.

Le mercredi 7 novembre à la médiathèque La pléiade à Beaugency de 10h à 12h et 14h à 18h.

Les inscriptions pour accueillir les invité·e·s dans les classes débuteront le jeudi 8 novembre sur le site de Val de Lire.

Coup de cœur pour Blaise et le château d’Anne Hiversère de Claude Ponti, par Cyril Varquet

En fouillant dans mon grenier cet été, dans un carton, j’ai retrouvé cet album créé en 2004 et réédité en mars 2006. Je me souvenais que l’histoire était complexe. Ma curiosité m’a donc poussé à le relire. Je l’ai rapidement trouvé fascinant, génial et ce pour deux raisons.

Tout d’abord lorsque j’ai tenté de le lire à voix haute, c’était mission quasi-impossible. De jolis barbarismes très durs à prononcer comme « incroyabilicieux », « grobinets », … Pour le coup, Wikipédia avait raison : « Claude Ponti est reconnu pour son écriture subtile ». À chaque page, on découvre une succession d’univers très importants si on veut organiser le plus beau et le plus gros des gâteaux ! On a vraiment envie d’être cette Anne Hiversère pour le coup !

Deuxième point qui m’a plu : la précision des illustrations qui sont très fournies. Obligation de se poser, de prendre un temps pour scruter chaque détail dont certains se suivent d’une page à l’autre. Un poussin très farceur dans la montgolfière ! Si vous êtes joueur, vous pouvez jouer au jeu de la différence entre la septième et la quarante-quatrième page. J’ai mis du temps à la trouver…

Et cerise sur le gâteau : les pages 38-39. Rien de mieux que de fixer cette double-page et de repérer tous les super-héros et détectives célèbres qui ont forgé toute une enfance. Ils sont tous réunis dans le cadre d’une fête. Certains mangent du gâteau tandis que d’autres apportent des cadeaux. Un clin d’œil voulu par l’artiste qui, en exergue,  écrit : « Ce livre est un hommage à tous ces personnages et à leurs créateurs, qui ont inventé le monde des livres pour enfants et qui continuent, jour après jour, à nourrir de nouveaux livres.» Personnellement, j’en ai reconnu 51… Pas vous ?

Album que je vous invite donc à découvrir si vous ne le connaissez pas déjà !

 

Blaise et le château d’Anne Hiversère, Claude Ponti, éditions l’école des loisirs, 2004

Coup de cœur pour Suzanne aux oiseaux de Marie Tibi par Nicole Verdun

Première double page, présentation : « Comme toutes les semaines, une frêle silhouette traverse le jardin public. C’est une petite vieille dame vêtue d’un manteau noir, d’un châle tricoté et de bottines à boutons. C’est Suzanne. Il y a bien longtemps que Suzanne est seule. Son mari est mort à la guerre. Il était militaire. »

Si on regarde les illustrations, on voit que c’est la belle saison, tous les personnages portent des vêtements à manches courtes, sauf Suzanne. La page suivante nous offre un plan plus resserré, le même pratiquement que celui de la couverture. Suzanne place un mouchoir de dentelle sur le banc sur lequel elle s’assied, comme tous les jeudis, pour éviter de salir son manteau et sort de son sac de vieille dame des graines pour les oiseaux. Et puis elle parle aux oiseaux, leur raconte son mari, la ville blanche qu’ils habitaient dans cet autre pays chaud avec des dunes et des gâteaux au goût de miel. Et voilà qu’un jeudi, « un jeune homme mal rasé, mal fagoté » est allongé justement sur son banc à elle. Elle lui tape doucement sur l’épaule et lui demande une place sur le banc. En se réveillant le jeune homme nous fait partager sa vision de Suzanne : un doux visage penché vers lui, elle sent la lavande, elle a des rides aux coins des yeux et elle lui sourit.

Et c’est au jeune homme que Suzanne raconte sa vie ce jour là, et Nadim l’écoute, ne comprend pas tout, parle de son pays qu’il a fui à cause de la guerre, de son espérance d’avoir une bonne vie ici… Dans le parc, la vie tranquille se déroule, une dame enceinte lit sur une couverture à côté d’un enfant qui joue aux cubes, un garçon fait du jogging… Chaque jeudi, Nadim et Suzanne se retrouvent, elle lui apprend des mots nouveaux… On est en automne, les feuilles tourbillonnent. Un jeudi, Suzanne offre à Nadim une petite bague qui brille, le priant d’en faire bon usage. Ce sera leur dernière rencontre, Suzanne est ensuite partie pour toujours. Il reste à Nadim les mots de son amie et la bague. Dernière double page : le printemps est de retour, la dame enceinte porte maintenant son bébé contre sa poitrine, des canetons suivent leur mère sur le lac. Avec la bague, Nadim a pu acheter et installer une petite roulotte qu’il a nommé « Suzanne aux oiseaux ». Près de l’endroit cher à Suzanne, il vend des gâteaux au goût de miel aux visiteurs du parc.

Une histoire touchante : Marie Tibi raconte à demi-mot que la guerre a dérobé à chacun une partie de son existence, à l’une son mari, à l’autre son pays, les laissant abandonnés à leur solitude mais pas désespérés. Jamais, ni les conflits, ni les pays ne sont nommés, mais on pense à des pays du bassin méditerranéen. Ces deux personnages un peu dans l’errance se rencontrent, et Suzanne, en fin de vie, va permettre au jeune homme de construire la sienne grâce à la bague qu’elle lui offre. L’objet est hautement symbolique du lien tissé entre eux.

Le texte est précis, utilise des mots simples, il crée une atmosphère sereine. Le temps passe, les saisons se succèdent, d’une semaine à l’autre la vie se déroule, une vieille dame disparaît, un bébé naît…

Les illustrations de Célina Guiné cadrent le même endroit du parc, mais en plan large, plan serré, plongée, selon l’effet souhaité.

Une écriture sensible et une fraicheur dans les illustrations qui en font un album qui s’adresse aussi bien à des enfants qu’à des adultes.

Suzanne aux oiseaux, de Marie Tibi et Céline Guiné, éditions Le grand jardin, 2017

 

Les livres c’est bon pour les bébés

Nous savons qu’avant de naître, le fœtus entre en contact avec la résonance de la voix maternelle. À la naissance, tout bébé est capable de discerner la voix maternelle de toutes les autres voix. Distinguer c’est déjà un acte de pensée. L’écoute est fonctionnelle à la naissance. L’enfant est sensible à la rythmique, il faut donc lui apporter de la poésie, de la littérature, alimenter et nourrir sa faculté d’écoute.

Selon Evelio Cabrejo-Parra, psycholinguiste, vice-président d’A.C.C.E.S, la littérature est aussi importante dans le développement psychique pour l’enfant que de le nourrir, le caresser, le soigner. L’être humain a besoin de langage pour se construire en tant que sujet.

Le bébé construit sa relation au monde à partir d’une sensibilité musicale innée qui l’amène à partager très tôt un dialogue musical, interactif. Donner de la littérature aux bébés est un besoin psychique.

Chanter des berceuses, des comptines, lire à haute voix des histoires, de la poésie sont donc essentiels.

 

La Médiathèque Départementale du Loiret met à disposition de Val de Lire une exposition conçue par A.C.C.E.S (Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations) intitulée « Les livres, c’est bon pour les bébés ». Elle prend la forme de paravents explicatifs et illustrés pour les adultes, et de cubes ludiques avec albums à disposition pour les enfants.

Une exposition ludique et conviviale autour des enjeux de la lecture aux tout-petits.

Du 14 septembre au 6 octobre Maison Agora, 59 avenue de Vendôme à Beaugency, rez-de-chaussée.

Du 8 octobre 31 octobre au Centre Social, Agora bâtiment « Usine », 59 avenue de Vendôme à Beaugency

Cette manifestation s’inscrit dans la dynamique des Journées nationales d’action contre l’illettrisme.

Des lectures à haute voix partagées tout l’été !

Val de Lire a initié un pique-nique le premier mercredi du mois de juillet, dans le parc des canards à Beaugency. L’occasion de fêter la fin de l’année scolaire et de réunir les différentes personnes rencontrées tout au long de l’année lors des séances de lectures à la Ritournelle, dans la salle d’attente de la PMI, dans les RAM, les écoles, les parcs… Les familles et assistantes maternelles ont apprécié ce moment très convivial. Jeux en lien avec des albums et lectures étaient proposés par les lecteurs de l’association.

Val de lire a assuré une présence régulière tout l’été sur la Plage de Beaugency, avec Roulebarak, son salon de lecture itinérant : quinze lecteurs se sont réparti les lectures les lundis et jeudis matin en juillet et les jeudis après-midi en août, soit 12 demi-journées.

Les lecteurs ont lu sur la partie ensablée sous les parasols ou à l’ombre des arbres. Des assistantes maternelles accompagnées des tout-petits, des promeneurs, des touristes, des familles balgentiennes ou des communes voisines étaient au rendez-vous.

Les lecteurs ont retrouvé des enfants et des adultes à qui ils lisaient au cours de l’année.

Le lecteur instaure une relation individuelle avec ses auditeurs, l’attention est portée intimement à chacun. Parents, grands-parents et enfants profitent de cet espace particulier de lecture en extérieur. Certains auditeurs restent attentifs très longtemps.

L’échange passe aussi par le plurilinguisme. Val de Lire propose des albums en langues étrangères et invite les adultes à lire dans leur langue maternelle.

L’album s’impose comme un support de communication, un objet artistique rêvé pour l’échange. À travers une lecture, c’est une relation qui s’enrichit entre celui qui lit et celui qui écoute, entre les auditeurs eux-mêmes.

Ces rencontres favorisent la mixité sociale et culturelle. Autour d’une histoire, adultes et enfants font connaissance et parfois partagent des moments très forts.

Val de Lire a également porté un projet intitulé « Entre Terres et Eaux » dans le cadre de la grande fête du livre pour la jeunesse « Partir en Livre ». Quatre après-midis supplémentaires ont été proposés sur le territoire de la Communauté de communes des Terres du Val de Loire, à Baule à la Corne des Pâtures, à Cléry-Saint-André et Ouzouer-le-Marché en partenariat avec les médiathèques et à Beaugency sur la plage, entre le 11 et le 20 Juillet. L’association Val de Lire a accueilli Chantal Aubin, illustratrice, elle a proposé un atelier de dessin à l’encre de chine. Toutes ces rencontres ont pour objectif de transmettre le plaisir de lire.

 

Les auteur·e·s, conteur·euse·s illustrateur·rice·s invité·e·s Salon 2019

Rébecca Dautremer sera l’invitée d’honneur du 34e Salon du Livre Jeunesse.

Rébecca Dautremer est diplômée des Arts Décos de Paris en graphisme, passionnée de photo, elle se tourne vers l’illustration jeunesse à l’occasion d’un premier album, en 1996, chez Gautier-Languereau. Il sera suivi de nombreux succès parmi lesquels L’Amoureux et le célèbrissime Princesses oubliées ou inconnues, ou encore d’objets insolites et impressionnants, comme Une Bible, avec Philippe Lechermeier.

Un coup d’œil suffit à reconnaître son style unique. Artiste exigeante, généreuse et éprise de liberté, elle cherche toujours à repousser ses limites, gardant la fraîcheur et la modestie de qui remet son ouvrage sur le métier. Ses originaux au format géant, véritables œuvres d’art recherchées par les collectionneurs, deviennent pour petits et grands les pages d’albums à contempler des heures, sans se lasser.

 

Nous aurons la joie d’accueillir également :

 

Anne Boutin Pied, auteure, conteuse

Elle recherche les ponts entre la musique et le conte, aime mêler le contemporain au traditionnel. Elle aime autant raconter auprès des tout petits que des très grands. Elle crée sa propre compagnie 60 Décibels dans laquelle elle est musicienne et conteuse.

Audrey Calleja, illustratrice

Elle est diplômée de l’école des Beaux Arts de Saint-Étienne. Elle porte un regard contemplatif sur le monde et sur ces petits riens du quotidien qui le rendent extraordinaire. Elle mélange des techniques variées et pimente ses illustrations au trait fin et poétique de papiers, tissus et autres matières à formes géométriques et floraux redessinés au gré de sa fantaisie.

 

Vincent Cuvellier, auteur

Auteur de plus de 80 livres dont la série Émile qui met en scène un petit garçon dans son quotidien et dont on suit la construction de sa personnalité. L’auteur joue du second degré, il aime emmener ses lecteurs là où c’est inattendu, les surprendre, les faire rire mais aussi les questionner.

 

Martin Desbat, scénariste, dessinateur BD

Son bac Arts appliqués en poche, il intègre l’école Émile Cohl à Lyon. Ses premiers albums de bande dessinée paraissent en 2006 aux éditions Lito sous le titre générique “Les aventures de Mégamonsieur”. Il y aborde avec ironie des sujets de société, en particulier les questions écologiques. Le chasseur de rêves raconte une aventure rocambolesque peuplée de créatures aux noms étranges.

 

Mickaël El Fathi, auteur, illustrateur

Après avoir travaillé dans le cinéma d’animation et les effets spéciaux, l’envie d’arpenter le monde le prend. À son retour en 2013, il décide de réaliser un vieux rêve : écrire des histoires, les illustrer parfois et ainsi partager ses voyages et ses émerveillements. Il joue avec les matières et utilise la technique du collage numérique. Sa plume engagée et ses motifs colorés sont représentatifs de son univers.

 

Patrick Fischmann, auteur, conteur

Conteur, écrivain, poète, il réveille et rassemble des contes du monde entier avec joie et sensibilité. Sa volonté de transmettre la poésie des mots à travers l’oralité et la magie du langage à travers l’écrit, participe à rendre sa parole riche et généreuse. Chanteur, musicien, sensible à la mélodie de chaque sagesse, il est un passeur d’images qui prend soin du monde.

 

Stéphane Girel, auteur, illustrateur

Ses illustrations sont caractérisées par l’originalité de la mise en scène et un style très personnel, qui allie le travail de la couleur et du trait. Usant tantôt d’un trait proche de la bande dessinée, tantôt de grands aplats tel un peintre, il entremêle les techniques au service des histoires et des récits. Jouant avec les cadrages, entre terre et ciel, il met en scène des paysages merveilleux, traçant la route des personnages et des mille détails qu’il façonne.

 

Emma Giuliani, illustratrice

Graphiste, elle publie en 2013 son premier livre aux Éditions des Grandes Personnes, intitulé Voir le jour, qui rencontre un grand succès. À cela succèdent Bulles de Savon, en 2015 et Egyptomania en 2016, réalisé avec l’auteur Carole Saturno. Son graphisme tout en douceur et en subtilité est très poétique. À chaque page, des surprises cachées émerveillent et surprennent.

 

Ghislaine Herbéra, illustratrice

Elle est diplômée des Beaux Arts. Son univers tendre et mystérieux est nourri de son travail pour des compagnies de théâtre : masques, marionnettes, costumes. Son album Monsieur Cent têtes a reçu plusieurs prix.

 

Stéphane Jaubertie, auteur de théâtre

Il se forme comme comédien à l’École de la Comédie à St-Étienne et commence à écrire en 2004 des textes qui s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes. C’est de l’intime, de la chair, du profond de soi qu’il part pour fabriquer un théâtre qui parle au cœur et à la tête et composer une dramaturgie percutante, intelligente et rare.

 

Pauline Kalioujny, auteure, illustratrice

crédit photo Journal La Montagne

Elle est plasticienne, et auteure-illustratrice d’albums pour petits et grands. Dans ses livres, elle aime travailler au corps le lien entre mot et image, la symbolique des couleurs, ou encore le thème du lien de l’Homme à la Nature. Elle développe également un travail sur de grands formats peints et gravés, représentant un monde végétal transfiguré.

 

Elle est conteuse et cofondatrice de la Compagnie Le Chant des histoires. À travers ses récits, elle renoue avec la tradition orale du conte, portée par des gestes et des accessoires.

 

Gwen Le Gac, illustratrice

Diplômée de l’école supérieure d’art Neufville, elle se spécialise dans le dessin textile. Ses illustrations sont riches de matières : masques expressifs au pastel, portraits délicats en fil cousu, collages… Elle a écrit pour les tout-petits et collabore avec Christophe Honoré sur des albums à sujets forts comme la pauvreté avec l’album Un enfant de pauvres, publié chez Actes Sud Junior.

 

Anne Montel, illustratrice

Elle est graphiste et illustratrice free-lance issue des bancs de l’école Duperré puis de l’école Corvisart. Elle publie en 2011 Jours de pluie sa première bande-dessinée avec Loïc Clément, puis en 2012 son premier album jeunesse Le Crafougna écrit par Stéphane Servant. Elle travaille principalement à la plume ou au stylo fin, ainsi qu’à l’aquarelle, sa technique favorite sur des dessins qui sont le plus souvent à des échelles extrêmement réduites.

 

Carl Norac, auteur

Son écriture pour enfants aborde trois domaines: des récits de voyage pour les enfants plus grands, des écrits pour les petits où l’affectivité et l’humour sont toujours présents et des poèmes où l’auteur développe son goût du nonsense.

 

Goeffroy de Pennart, auteur, illustrateur

Il est diplômé de l’École Supérieure d’Arts Graphiques. Depuis la publication de l’album Le loup est revenu aux éditions Kaléidoscope, il publie un livre par an. Il s’amuse à faire intervenir les personnages de contes classiques dans ses histoires à rebondissements qui ne manquent pas d’humour.

 

Florian Pigé, auteur, illustrateur

Il intègre en 2010 l’École Émile Cohl. Curieux, il s’intéresse au cinéma, à la musique et aux tendances en général et développe sa passion pour la littérature jeunesse dont il apprécie l’exercice de construction d’une histoire autant que celui de son illustration. Nourri d’inspirations très variées, il s’attache, dans son travail de création visuelle, aux détails révélateurs, apprécie le travail sur les matières et s’applique à la simplification des formes.

 

Lucile Placin, illustratrice

Diplômée de l’École Émile Cohl, elle publie son premier album en 2009. Son style allie des techniques mixtes et ses illustrations sont d’une extrême sensibilité, toujours à fleur de peau. L’absurde, l’humour, le rêve et la poésie sont ses sujets de prédilection.

 

France Quatromme, auteure, conteuse

Auteure d’une vingtaine de livres pour la jeunesse, elle est aussi conteuse. Le conte est un moyen pour elle d’aller vers l’autre, de déclencher la parole, de poursuivre le chemin. Elle s’intéresse aux histoires qui parlent de l’Homme, de ses aspirations et ses craintes.

 

Delphine Renon, illustratrice

Son travail délicat et original est réalisé à la plume et aux crayons de couleur. Son trait est raffiné, sa coloration subtile, elle met en scène des personnages ou des animaux fantaisistes et poétiques dans des décors très épurés.

Sophie Ruffieux, dessinatrice BD

Illustratrice free-lance, diplômée en droit et en archéologie, elle choisit d’opter pour une reconversion récente dans le monde de l’illustration. Elle illustre, entre autres, avec un trait moderne et fin, la série Ma vie selon moi.

Marie Tibi, auteure

Ses histoires reflètent l’expression de sa fantaisie et son optimisme, tout en ouvrant l’esprit des petits au goût des mots, de l’imaginaire et de la découverte du monde qui les entoure.

 

Elis Wilk, auteure, illustratrice

Elle passe par Paris, Montpellier et Lyon où elle étudie les Sciences politiques. Puis s’échappe en Pologne et rencontre le théâtre et les arts graphiques. Ses illustrations sont foisonnantes, elle crée des personnages étranges, hybrides, terribles et doux à la fois.

 

 

Les invité·e·s interviendront dans les classes les jeudi 28 et vendredi 29 mars 2019. Les inscriptions débuteront le 8 novembre.

Une réunion de présentation des invité·e·s est proposée le mardi 16 octobre à 18h à la maison des associations à Beaugency, suivie d’une permanence à la médiathèque de Saint-Laurent-Nouan le mercredi 17 octobre de 10h à 12h, une permanence à la médiathèque de Beaugency le mercredi 7 novembre de 10h à 12h et de 14h à 18h.

 

Salon 2019 : Le thème et les dates du 34e Salon du Livre Jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan

Le 34e Salon du Livre Jeunesse de Beaugency et Saint-Laurent-Nouan, organisé par Val de Lire, aura lieu les 29, 30 et 31 mars 2019 à Beaugency, au complexe des Hauts-de-Lutz.

Le thème retenu est :
Minute Papillon !…
Un temps pour grandir, un temps pour découvrir, un temps pour construire.

A travers ce thème, nous souhaiterions évoquer la nécessité de prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir, ressentir, comprendre le monde qui nous entoure mais aussi susciter l’idée qu’il est temps de tenter de le transformer, d’agir, d’accueillir.

Nous mettrons donc à l’honneur une littérature jeunesse qui invite à la lenteur, à la contemplation, à la rêverie, au pas de côté,
une littérature qui offre un refuge, un repos, un espace de réflexion,
une littérature qui exprime le temps qui passe, où les personnages grandissent, évoluent, se transforment,
mais aussi une littérature qui donne à expérimenter, à se documenter, à prendre conscience du monde et des autres.

 

Rébecca Dautremer sera l’invitée d’honneur du 34e Salon du Livre Jeunesse.

Rébecca Dautremer est diplômée des Arts Décos de Paris en graphisme, passionnée de photo, elle se tourne vers l’illustration jeunesse à l’occasion d’un premier album, en 1996, chez Gautier-Languereau. Il sera suivi de nombreux succès parmi lesquels L’Amoureux et le célèbrissime Princesses oubliées ou inconnues, ou encore d’objets insolites et impressionnants, comme Une Bible, avec Philippe Lechermeier.

Un coup d’œil suffit à reconnaître son style unique. Artiste exigeante, généreuse et éprise de liberté, elle cherche toujours à repousser ses limites, gardant la fraîcheur et la modestie de qui remet son ouvrage sur le métier. Ses originaux au format géant, véritables œuvres d’art recherchées par les collectionneurs, deviennent pour petits et grands les pages d’albums à contempler des heures, sans se lasser.

 

Nous aurons la joie d’accueillir également :

Audrey Calleja

Vincent Cuvellier

Goeffroy de Pennart

Martin Desbat

Mickaël El Fathi

Patrick Fischmann

Stéphane Girel

Emma Giuliani

Ghislaine Herbéra

Stéphane Jaubertie

Pauline Kalioujny

Gwen Le Gac

Lili Grain d’Orge

Anne Montel

Carl Norac

Florian Pigé 

Lucile Placin

France Quatromme

Sophie Ruffieux

Delphine Renon

Marie Tibi

Elis Wilk

Nous mettrons les pleins feux sur la maison d’édition À pas de loups.

La journée de formation se déroulera le mercredi 13 mars. Le programme est en cours d’élaboration.