La gazelle d’Hubert Ben Kemoun, commentée par Juliette

Valérie est une gazelle. Elle déroule. Elle le doit. A 17 ans, elle est une des plus jeunes marathoniennes de ces championnats de Buenos Aires.
Tout en avalant les kilomètres, la Gazelle pense. A sa mère, malade. A son père qu’elle n’a jamais connu. A Jacky, son entraîneur. A Elodie, sa principale concurrente. A Dimitri, son amour caché. A la course, aux supporters, aux banderoles publicitaires, aux autres coureuses, aux kilomètres, à la douleur aussi.

Ce récit est un bout de vie. De celle de Valérie mais aussi des gens qu’elle a rencontrés. Au fil des pages, des kilomètres, elle se livre. Ce qu’elle aime, ou pas. Ceux qui l’entourent. Ce qu’elle aimerait qu’il se réalise.
Ce qu’elle voit autour d’elle quand elle court se mélange à son récit. Buenos Aires, ses bâtiments, son histoire aussi.

Va-t-elle arriver à son but, à la fin de la course, terminer en bonne place ?

Un court roman sur le sport intensif et sur la vie et ses aléas.

« Le regard des princes à minuit » commenté par Juliette

« Le regard des princes à minuit » d’Erik l’Homme



La chevalerie était-elle encore possible dans notre monde ? 
Telle est la question qu’Erik l’Homme nous pose tout au long de ce court et beau récit.
Le livre se présente sous la forme de nouvelles, chacune en deux parties : la première a lieu aujourd’hui, la seconde est une référence à un ouvrage du moyen âge.
La première nouvelle, sûrement ma préférée, est très surprenante. Le personnage que l’on suit a un rencard mais son amie lui a demandé de venir en costard … On suit les interrogations du jeune homme se demandant ce qui peut bien l’attendre.
Cela dépassera tout ce qu’il a pu imaginer : une danse originaire de Pologne et du 16ème siècle, la mazurka. Et le voilà, Faustine dans ses bras, à danser sur un parking en compagnie de quelques autres couples, à la lumière des phares des voitures, au son du violon, au rythme de la musique.
Ensuite vient le parallèle avec « Les Sept Bacheliers ou l’Epreuve périlleuse » de Cosme d’Aleyrac, un texte de 1190. Il parle d’un chevalier qui découvre une jeune fille magnifique et qui, sans la connaître, lui propose son bras.
Tout l’ouvrage d’Erik l’Homme est poétique, mystérieux.

Il nous prouve que les valeurs des chevaliers n’ont pas disparues, qu’elles sont toujours autour de nous, sans que l’on s’en rende compte.

Conclusion

Erik l’Homme nous offre là un beau récit, parlant de courage, d’héroïsme, de générosité. C’est beau et poétique, le livre se termine trop vite.